Soumis par isidore.2.0 le jeu, 09/20/2007 - 10:22.
C'est assez terrifiant, hein, cette obsession de la "reconquête de l'espace urbain", ces milices de la convivialité de palier. Vous verrez que bientôt, ne pas avoir envie de parler à ses voisins de banquette dans le TER sera passible d'amende. Tous ces rigolos qui voudraient nous faire croire qu'on a perdu en simplicité et en chaleur dans nos rapports humains, qui s'inventent un passé mythologique d'apéros en terrasse et d'entraide dans les immeubles et qui organisent à grand bruit des reconstitutions de bonne humeur "à l'ancienne" dans des lieux improbables, ils me font flipper, vraiment. Les amitiés de synthèse, les guinguettes du coup de main, les cakes entre voisins, le folklore de la sympathie souriante spontanée - si c'est pour se taper de mauvais remakes de rapports sociaux en buvant du gros rouge dans des gobelets, j'aime encore mieux rester chez wam et boire du rhum en attendant que ma tête explose.
Et si c'est un happening, un gag, eh ben c'est pareil, c'est un scandale. Non parce que faut le dire qu'aujourd'hui, les artistes et les petits réas "subversifs" ne font plus qu'oeuvrer à la création de "lien social", comme si c'était ça qu'on leur demandait. Le happening, c'est le degré zéro de l'expression artistique, la culture du "décalage", de l'interférence. C'est du rien qui s'agite avec la rage de n'avoir pas encore touché ses subventions, encore du bruit, toujours du bruit. Non mais sans déconner, c'est terrifiant, non, d'avoir des artistes qui n'ont plus rien d'autre à dire que "LIEN SOCIAL !" et "VIVONS SIMPLE !" - les plus courageux osent parfois un "SAUVONS L'AFRIQUE !". On n'a rien d'autre à proposer, là, comme idée ? On n'a pas plus violent comme critique ? Non parce que si c'est tout ce qu'on trouve à redire, je crois qu'on a effectivement atteint la limite.
Soumis par Doktor Malevil le jeu, 09/20/2007 - 10:59.
Isidore, je te promeuts (?) séant membre exceptionnel de la Justice League of Tourville. Tes phrases sont comme des katas énervés collés dans la face des glands. Je te kiffe. Reprends du champagne. Ou du rhum, tiens.
Comme ces fêtes d'immeubles où tu vas manger avec tes voisins, tout le monde a préparé une bonne petite salade composée et des jolis gâteaux. Et si tu te pointes pas, t'es le facho de l'immeuble.
Mais comment leur expliquer, à mes voisins, entre celui qui bat sa femme, celui qui dresse son chien à t'aboyer dessus dès que tu passes devant lui, celui dont le chien chie que ça pue à dix kilomètres à la ronde, celui qui PUTAIN, ne recycle pas son putain de plastique, ouais, comment leur dire que j'ai franchement, mais alors franchement pas envie de leur faire une salade composée ? Encore moins d'aller bouffer avec eux ? Que si moi, j'allais chier juste devant chez eux, ils le prendraient moyen bien ? Hein, comment dire tout ça sans passer pour un facho, évidemment.
Non, c'était juste une question. Parce qu'être convivial avec des gens que t'aiment pas, faire semblant de s'entendre parce que la convivialité, c'est in et hype, ben voilà, quoi.
"On s'est tous inscrit sur un site et merci la RATP de nous permettre de nous retrouver, on ne se connaissait pas avant..." vive la convivialité, et que je danse avec des inconnus, et que je me frotte à mes voisins virtuels, et que je trinque mon gros cubi de Lidl...
Vive Internet, je préfère me cacher derrière un pseudo pour parler à des gens à travers le monde, et triper à me retrouver dans le métro avec des inconnus (ouhouh je suis ouf fun complètement délurée), mais par contre je marche toujours sur le clodo à l'entrée du métro, j'emmerde toujours mes voisins et je tire toujours la gueule quand je marche sur le trottoir...
Ouais, moi je préfère le concret dsl... En ce moment, dans ma cage d'escalier, j'ai 2 voisins: 2 pigeons, et euh au moins ils sont clairs et justes envers eux-mêmes: ils chient devant nos portes et on n'a pas de femmes de ménage, alors on enjambe...
When tu dis "2 pigeons", tu fais références au volatile urbain ("les pigeons c'est des rats volants", Brèves 123, 1967) ou bien aux primates grégaires. Nan je demande parceque je peux peut-être aider. Et rendre service c'est dans mon mission statement.
Si c'est aux primates que tu penses, la fête des voisins est ta solution. Tu prends la salade composée de Blorg, tu mets de la mort au rat à la place des morceaux de bacon et du munster pour cacher l'odeur (au cas où la mort au rat ait une odeur, on n'est jamais trop prudent, et puis c'est parce que tu fais comme tout le monde une salade que tu dois forcément en faire une bonne), et tu les regardes manger en souriant. Et ton problème sera résolu.
Si ce sont les volatiles que tu as en tête, as-tu jamais pensé à ouvrir la fenêtre?
Ca c'est comme un mec qui prétendrait être photographe, qui mettrait un modèle nu sur un sofa, calerait son appareil sur les pages jaunes 1997, règlerait le déclencheur à 20 minutes et partirait se faire un picon au bistro.
Quant on empoisonne les gens, il faut IMPERATIVEMENT assister à ce moment où le destin bascule, où sans qu'elles s'en rendent compte les victimes s'assassinent elles-mêmes.
En plus tu fais un truc à bouffer et tu l'offres, tu pars pas avant que les bénéficiaires de ton généreux don n'ingurgite ton présent.
Convivialité mon cul, happening mes couilles
C'est assez terrifiant, hein, cette obsession de la "reconquête de l'espace urbain", ces milices de la convivialité de palier. Vous verrez que bientôt, ne pas avoir envie de parler à ses voisins de banquette dans le TER sera passible d'amende. Tous ces rigolos qui voudraient nous faire croire qu'on a perdu en simplicité et en chaleur dans nos rapports humains, qui s'inventent un passé mythologique d'apéros en terrasse et d'entraide dans les immeubles et qui organisent à grand bruit des reconstitutions de bonne humeur "à l'ancienne" dans des lieux improbables, ils me font flipper, vraiment. Les amitiés de synthèse, les guinguettes du coup de main, les cakes entre voisins, le folklore de la sympathie souriante spontanée - si c'est pour se taper de mauvais remakes de rapports sociaux en buvant du gros rouge dans des gobelets, j'aime encore mieux rester chez wam et boire du rhum en attendant que ma tête explose.
Et si c'est un happening, un gag, eh ben c'est pareil, c'est un scandale. Non parce que faut le dire qu'aujourd'hui, les artistes et les petits réas "subversifs" ne font plus qu'oeuvrer à la création de "lien social", comme si c'était ça qu'on leur demandait. Le happening, c'est le degré zéro de l'expression artistique, la culture du "décalage", de l'interférence. C'est du rien qui s'agite avec la rage de n'avoir pas encore touché ses subventions, encore du bruit, toujours du bruit. Non mais sans déconner, c'est terrifiant, non, d'avoir des artistes qui n'ont plus rien d'autre à dire que "LIEN SOCIAL !" et "VIVONS SIMPLE !" - les plus courageux osent parfois un "SAUVONS L'AFRIQUE !". On n'a rien d'autre à proposer, là, comme idée ? On n'a pas plus violent comme critique ? Non parce que si c'est tout ce qu'on trouve à redire, je crois qu'on a effectivement atteint la limite.
tao de la petite imagination
Isidore, je te promeuts (?) séant membre exceptionnel de la Justice League of Tourville. Tes phrases sont comme des katas énervés collés dans la face des glands. Je te kiffe. Reprends du champagne. Ou du rhum, tiens.
et bing!
hihihi Isidore il a été promu séant, Isidore il a été promu séant!!
Belle promotion, mec!
Mouaif
Comme ces fêtes d'immeubles où tu vas manger avec tes voisins, tout le monde a préparé une bonne petite salade composée et des jolis gâteaux. Et si tu te pointes pas, t'es le facho de l'immeuble.
Mais comment leur expliquer, à mes voisins, entre celui qui bat sa femme, celui qui dresse son chien à t'aboyer dessus dès que tu passes devant lui, celui dont le chien chie que ça pue à dix kilomètres à la ronde, celui qui PUTAIN, ne recycle pas son putain de plastique, ouais, comment leur dire que j'ai franchement, mais alors franchement pas envie de leur faire une salade composée ? Encore moins d'aller bouffer avec eux ? Que si moi, j'allais chier juste devant chez eux, ils le prendraient moyen bien ? Hein, comment dire tout ça sans passer pour un facho, évidemment.
Non, c'était juste une question. Parce qu'être convivial avec des gens que t'aiment pas, faire semblant de s'entendre parce que la convivialité, c'est in et hype, ben voilà, quoi.
Ahahah "On s'est tous
Ahahah
"On s'est tous inscrit sur un site et merci la RATP de nous permettre de nous retrouver, on ne se connaissait pas avant..." vive la convivialité, et que je danse avec des inconnus, et que je me frotte à mes voisins virtuels, et que je trinque mon gros cubi de Lidl...
Vive Internet, je préfère me cacher derrière un pseudo pour parler à des gens à travers le monde, et triper à me retrouver dans le métro avec des inconnus (ouhouh je suis ouf fun complètement délurée), mais par contre je marche toujours sur le clodo à l'entrée du métro, j'emmerde toujours mes voisins et je tire toujours la gueule quand je marche sur le trottoir...
Ouais, moi je préfère le concret dsl... En ce moment, dans ma cage d'escalier, j'ai 2 voisins: 2 pigeons, et euh au moins ils sont clairs et justes envers eux-mêmes: ils chient devant nos portes et on n'a pas de femmes de ménage, alors on enjambe...
monde de merde
Ornithologie sociale
When tu dis "2 pigeons", tu fais références au volatile urbain ("les pigeons c'est des rats volants", Brèves 123, 1967) ou bien aux primates grégaires. Nan je demande parceque je peux peut-être aider. Et rendre service c'est dans mon mission statement.
Si c'est aux primates que tu penses, la fête des voisins est ta solution. Tu prends la salade composée de Blorg, tu mets de la mort au rat à la place des morceaux de bacon et du munster pour cacher l'odeur (au cas où la mort au rat ait une odeur, on n'est jamais trop prudent, et puis c'est parce que tu fais comme tout le monde une salade que tu dois forcément en faire une bonne), et tu les regardes manger en souriant. Et ton problème sera résolu.
Si ce sont les volatiles que tu as en tête, as-tu jamais pensé à ouvrir la fenêtre?
c'est fait
Mais je l'ai déjà eu, cette idée. Mettre quelques gouttes d'arsenic dans ma salade composée avant le repas festif du voisinage.
C'est là que je me suis rendu compte que ces enculés de voisins balançaient discrètement ma salade aux clebs.
Echec.
Enfin pas totalement. Au moins, les clebs n'aboieront plus jamais.
pffff looser
Ca c'est comme un mec qui prétendrait être photographe, qui mettrait un modèle nu sur un sofa, calerait son appareil sur les pages jaunes 1997, règlerait le déclencheur à 20 minutes et partirait se faire un picon au bistro.
Quant on empoisonne les gens, il faut IMPERATIVEMENT assister à ce moment où le destin bascule, où sans qu'elles s'en rendent compte les victimes s'assassinent elles-mêmes.
En plus tu fais un truc à bouffer et tu l'offres, tu pars pas avant que les bénéficiaires de ton généreux don n'ingurgite ton présent.
Tueur de iench!