Je ne suis pas allé au Congo, mais aux Zétazunis.
Comme à chaque fois, je me sens comme un colonisateur qui irait faire un reportage chez “les sauvages”.
Comme toute histoire de colonisation, ça commence par l’arrivée des conquistadors à l’embouchure d’une rivière.
Végétation luxuriante, animaux mystèrieux et tout ça.
Le Nouveau Monde. Le vrai.
dans l’état de Washington (celui en haut à gauche de la Karte des
Zétazunis).
On a rejoint un pote qui nous a servi de guide indigène.
On s’est posés au bord de la rivière, et on a passé deux jours à boire des
bières et fumer (un des indigènes avait ramené un grand pot rempli de
beuh).
La vue depuis la tente.
La rivière Hoh est un torrent glaciaire, qui coule au milieu d’une forêt pluviale.
On a eu du bol, on est tombés sur les deux jours de l’année où il ne pleuvait pas.
Vu l’épaisseur de la mousse, et la densité de la végétation, on imagine le volume d’eau qu’il faut.
De
l'autre côté de la rivière, c'est une réserve indienne (Aux Etats-Unis,
ils les appellent toujours "les Indiens", au lieu de “Premières
Nations”, ou “Peuples Indigènes”).
A côté du campement, il y avait un crochet sous l'eau, qui leur sert à accrocher des filets pour pêcher des truites (qui appartiennent à une espèce protégée, normalement...).
L’alcool, ça empêche de sentir le froid.
Après ça, on a repris la route de Seattle.
Sur le chemin, on a traversé la ville de Forks.
Forks, malgré un nom hilarant, connaît bien des misères.
A l'origine, c'est juste une ville-étape pour les bûcherons et leurs chargements de bois.
La ville est très pauvre.
Ça aurait pu en rester là, sauf qu'une calamité abominable a frappé la ville : Twilight.
En effet, les saloperies de bouquins de Stephenie Meyer se passent autour de cette ville.
Elle en parle sur son site.
Du coup, depuis quelques années, des hordes de teenagers gothico-paillettes envahissent la ville à chaque période de vacances.
C'est
une telle manne financière que la ville a complètement accepté le
phénomène, au point de perdre le peu d'identité qu'elle avait.
Le site de la mairie vend des souvenirs.
Des tas de gens organisent des visites-Twilight.
Across
from the school (beach side), you will see a little path that looks
like the picture, below. Follow it for about 50 feet and you will find
First Beach and the driftwood logs where Jacob first told Bella what
Edward was!
Je n'ai pas pu prendre de photos, car il pleuvait trop, mais la ville est couverte de pancartes de pub liées à Twilight.
Rhaaaa! C’est des sauvages, je vous dis.


















N'empêche que...
... j'imagine que cette ville là, Forks, c'est un peu l'équivalent ricain de Mende en Lozère. Perdu, sous-peuplé, tout ça.
Et bien là où ils sont forts ces ricains, c'est qu'ils ont fait de leur Mende un centre de rêve international, ce dont on est bien incapable.
Et pourtant, hein, des histoires de vampires on pourrait aussi en écrire... En Corrèze, dans la Creuse, etc.
Marre des Vampires
Je sais pas quoi dire...
Déjà désolé au Kamarade Biniouze d'avoir mis autant de temps à commenter ce post - je m'étais réfugié dans une sorte de cloaque mental pour éviter de faire face à ce genre d'horreur - mais bon, la réalité nous rattrape toujours.
J'en ai marre des vampires - c'est un sujet bateau, usé jusqu'à la corde - et on essaie de nous faire croire qu'il y aura toujours quelque chose de neuf à dire là-dessus - sauf que non, ce sont toujours des histoires de vampires à la con, éros et thanatos pour les gosses - Melanie Meyer en est juste la partie la plus visible aujourd'hui.
Et les vampires de "Twilight", j'en parle à peine, parce que je n'ai pas fait l'effort de lire les romans, ou de voir les films, parce que très franchement JE N'EN AI RIEN A FOUTRE. Il est déjà difficile d'échapper au "buzz" Twilight, aux affiches, bandes annonce, images en tout genre. Et ce qui se dégage de tout ça, c'est la MOCHETE de l'esthétique "Twilight". J'avais déjà vu ça dans le remake calamiteux de "Le jour où la Terre s'arrêta", avec Keanu Reaves -un film qui en plus d'être minable était MOCHE - couleurs froides baveuses, pour ne pas dire pisseuses. Même sentiment sur certaines séquences de "Inception" - ces deux personnages qui se fabriquent une "ville idéale" dans le monde de leurs rêves, et elle ressemble à ça:
La "ville de leurs rêves", bordel ! J'arrive pas à comprendre ces nouveaux canons de l'esthétisme. Il doit y avoir plus "post-moderne" que le "post-moderne" - c'est ce que je me dis à chaque fois que je revois les gueules enfarinées des clowns de "Twilight" - cette esthétique Clavin Klein de cocaïnomanes blasés - rien de plus que la résurgence logique du "porno-chic" appliqué au mythe du vampire. Sans le porno bien sûr, puisque le sexe est apparamment banni de la série. Mais on a la romance, les beaux ténébreux, et le côté "glacial" (pour ne pas dire "insipide") propre à ceux qui se donnent un style parce qu'ils n'ont rien à dire.
Sérieux, la dernière "série de vampires" que j'ai suivi, c'était Buffy. Et dans "Buffy", entre nous, les vampires cessent d'occuper le haut de l'affiche dès la troisième saison. La suite explore d'autres territoires - tous copiés et resservis en boucle par des gens comme Stéphanie Meyer - mais avec une esthétique POURRIE.
Sérieux, il serait pas bien lui, sur une affiche avec Kate Moss, en train de se faire des rails de coke ? C'est quand même pas un détail, que la beuh ait été à nouveau supplantée par la coke comme drogue favorite de la jeunesse, et de tout le monde en général. Twilight, c'est le come-back des années 80, des années fric, chic et toc - ça colle très bien avec cette jeunesse "apolitique" qui considère les marques et la consommation comme les seules choses dignes d'intérêt.
Tout ça me débecte. Alors désolé pour Forks, Kamarade Biniouze. Je choisirai de ne me souvenir que de la première séquence, "into the wild", cette bouffée de vert, la beauté de la forêt et de la rivière... Pour les vampires - QU'ILS CREVENT ! Oui je sais, ils sont déjà morts... Mais ce que je veux dire, c'est qu'à un moment l'esthétique changera, et on oubliera complètement Twilight, plus personne en aura rien à foutre de Twilght, et là putain, ce sera bon... Ou pire, remarque.
Oui, c'est vrai. Je suis en train de devenir un vieux con.
Touche pas à mon Vampire!
houah comme tu y vas Alex je t'ai rarement vu aussi remonté contre quelque chose!
Bon en tant que divinité relou, mon premier point sera de te faire remarquer que ton avatar dans l'appart, actuellement, est un Vampire. Du coup ça fait un peu comme Gertrude Stein qui traduit les discours de Pétain en anglais, on est un peu perdu et un peu inquiet!
Moi je pense qu'au contraire le Vampire c'est LE personnage idéal pour des tonnes de trucs. Et qu'il y a à peu près autant d'approches du Vampire que de styles. Ton Nosfératu n'a rien à voir avec les gitons policés de Twilight. La violence des créatures de 30 jours de Nuit s'opposent presque au raffinement terriblement lent de Catherine Deneuve dans les Prédateurs, qui ne partage rien avec la petite fille de Morse. Il faudrait presque créer une appli Facebook: What kind of Vampire are you?
Bon c'est sûr, comme ce sont de vieux êtres, spontanément on se dit qu'ils sont emprunts d'une sagesse déviante, d'où une sur-représentation du Vampire de type "Comte" avec son style impeccable, sa verve cynique et son appréciation oenologique de l'humanité. Qui à la longue peut gonfler. Mais il y a aussi pleins de vampires qui sont achement plus funs ou bestiaux...
Enfin, j'ai envie de dire que le Vampire crée un parallèle étonnant avec l'homosexualité. Un truc spontané, contre-nature, impérieux, nocturne, communautaire, etc. ce qui explique qu'un nombre conséquent de récits vampiriques sombrent tôt ou tard dans l'homo-érotisme. Ce qui n'ôte rien avec ton approche adolescente, mais tout ça pour dire que tu risques bien en effet, d'être en train de devenir un vieux con, hétéro qui plus est!
Les vieux cons gays c'est beaucoup plus rigolo
Je n'arrive pas à mettre d'image.
Voila donc mon image qui illustre le titre du messgage : http://farm5.static.flickr.com/4141/5054144853_d21de6387c.jpg
Moi je n'ai rien contre les vampires non plus.
J'ai lu tout les Anne Rice. Et j'ai même pas honte.
Elle parlait d'une sorte de décadence un peu trash.
Une manière détournée de parler de la nature humaine.
Le Dracula de Bram Stoker est bien cool aussi.
Surtout sur la forme. C'est un genre de projet multimédia avant l'heure (chaque personnage tient son journal sur un support différent).
True Blood me plait bien aussi, avec son charme rural bien redneck.
Les films de vampire c'est souvent la promise d'une bon moment.
C'est toujours marrant de voir ce que font les différents auteurs qui se frottent au genre.
Et c'est là que Twilight me fait chier gravement: la 'teenage romance' vampiresque ça existe depuis perpète.
Mais en tant que 'best seller' et phénomène culturel, c'est bien la première fois.
J'ai vu des mères de famille qui adorent. Des vieilles qui rêvent du gamin coké, là, Edward Moncul...
C'est ça qui me fait de la peine.
Il y a tant de bons livres à lire...
Même si on veut se marrer avec une histoire de vampires (Ça reste de la littérature de seconde zone, tout de même. Un peu ghetto.), il y a quand même des choix plus stimulants qu'une série de bouquins pour enfants, écrits par une chrétienne de droite, qui se sert du vampirisme comme allégorie du sexe extra-marital.
Ça m'énerve, comme dirait l'autre.
Et pendant que Biniouze fait l'outing du Prince Charles...
... la discussion continue!
En même temps moi j'ai jamais lu ou vu Twilight, mais j'ai peur que Jestaire n'ait généralisé au genre ce qui ne concerne qu'une oeuvre. Je suis tombé par hasard, dans un avion entre Dubai et Sana'a, sur The Vampire Diaries. C'était, effectivement, nul à chier, et je pèse mes mots. Surtout que moi, j'adore les histoires de vampires en général, je vous dis pas la déception, j'ai failli déclencher un cyclone de rage qui aurait pu tous nous crasher.
Alors peut-être oui, il y a une recrudescence des trucs pourris pour ado en fleurs purulentes, mais je ne crois pas que ce soit le vampire le responsable. Je pense qu'il est maintenant temps de s'en prendre, sérieusement, à l'adolescence!
L'adolescence...
Tout le monde doit passer par lè, on n'y peut rien.
Ce qui m'énerve c'est les gens qui en tirent profit en markettant des produits pour les ados et pré-ados : "Miss Star Club", "OK Podium", les 2B3, Twilight et tout le genre vampire-qui-étincelle-au-soleil-car-il-le-vaut-bien...
Je me suis emporté...
Allez, va, je veux bien me laisser emporter par un peu de mélancolie, puisque le romantisme sévit encore.
Je veux bien me souvenir avec tendresse de "Aux frontières de l'aube" de Katryn Bigelow, qui avait une esthétique 80ies pas trop mal, et d'un autre, "Génération perdue", avec un je ne sais quoi de planant dans la mise en scène qui faisait passer le reste - je me souviens d'un "Vampire's Kiss" avec Nicolas Cage à la fois grotesque, drôle et triste à la fois, et puis l'adaptation du "Salem" de Stephen King où les vampires vivent dans des communautés retirées et ne consomment que du sang de bétail.
Tous ces films, je les ai vus gamin, durant les "nuits fantastiques" marathons (5 ou 6 films) qu'organisait le cinéma (notoirement nazi) Utopia autour d'Avignon avant les fêtes de noël. J'ai dû en faire une dizaine de ces nuits. Toute mon histoire de geek s'est construite là-dessus.
Après ça il y a eu les jeux de rôle, et le jeu de rôle "Vampire the Masquerade", qui a été un méga-succès, avec en corollaire les Camarillas grandeur-nature... J'ai découvert ça en arrivant à Paris, cet engouement pour le déguisement vampire "aristo" - c'est à dire des fringues très chères portées par des gars de banlieue. Je me suis un peu détaché du gothisme à ce moment-là, j'ai commençé à trouver ça bidon, surtout à partir de la TimBurtonmania - Tim Burton m'a gonflé au plus haut point, je ne peux plus voir un sac "Monsieur Jack" en peinture.
Après y a eu Buffy, et c'est sûrement la dernière série que j'aurai regardé. Après j'ai débranché la télé, et niveau vampires, perso j'avais atteint le bout.
Vous comprenez, si il faut s'arrêter, il faut s'arrêter. Alors autant arrêter sur une bonne impression. Pour moi "Buffy" c'était une perle - un bijou d'écriture, d'intelligence, de coeur. Et c'était loin de ne parler que de vampires. C'était un peu la somme et le pinnacle de tout ce que la culture rôliste dans laquelle j'ai grandi a pu produire. Pour moi la boucle était bouclée. "Buffy" était la fin d'un genre. Après je me suis mis à Nietzsche, à Deleuze, Laborit et deux trois autres. Et à Tourville.
Alors ouais, j'ai râté "La caravane de l'étrange" - il paraît que c'est vachement bien. Je n'ai jamais vu un épisode de "6 feet under" ou de "Lost". Je n'ai vu qu'un seul "Sopranos". Je ne sais rien des dernières séries avec des héros serial-killers, ou drogués-dealers-condamnés - je rate plein de trucs géniaux, sûrement.
Mais on ne peut pas avoir du temps pour tout, et ces séries sont prodigieusement chornophages, parce qu'elles représentent des heures et des heures de visionnage. Un film c'est autour de 2 heures et basta. Un film tu sors le voir au cinéma - t'en profites pour voir des amis, peut-être faire une bouffe... Un série, c'est tout le temps - et après y a la nouvelle... C'est machinique ! C'est la quantité de vie que ça avale qui me bloque, et fait de moi un vieux con...
Hétéro...
Ah, tu vois Tlatloc...
Tu as voulu me faire régresser dans le romantisme...
Et maintenant... je pleure.
All these moments ....
Lost in Time,
Like tears,
In the rain
Jestaire pleut
Ca change, j'en avait marre de me farcir tout le boulot de pluie là, toujours...
Nan, c'est poignant ce post, et même ça fait aussi écho sur celui de l'adolescence peut-être, genre y'a eu un temps, puis j'ai grandit, et autre chose maintenant, même si un peu regret, mais pas sûr.
Je maintiens que je ne renie rien des films de vampire, mais aussi j'ai le temps de mater les séries moi. En revanche je n'ai jamais trop accroché à Buffy, parce que, justement, cette série ne se prenait pas assez au sérieux. Elle manquait d'âme; et ce monde non-existant de l'étrange, je l'associe mal au carton-pâte. Mais je ne suis pas un spécialiste de Buffy, et j'ai probablement dû raté la substantifique moelle.
Notez bien également qu'à l'époque où mon enveloppe 251 486 975DF (la dernière) était ado, je matais My So Called Life avec Claire Danes et Jared Leto et que c'était une tuerie absolue. Je ne suis pas sûr que je puisse réécrire cette phrase si je devais voir ça aujourd'hui, mais vu le souvenir dithyrambique que j'en garde je ne suis pas prêt à prendre le risque. Peut-être que les gens plus jeunes vivent ça aujourd'hui avec ces trucs là que nous on trouve que ça pue...
Peut-être que nous sommes tous des vieux cons...
Jack Burton dans les griffes des Chronophages
Là on touche à un des problèmes fondamentaux de mon existence de petit-bourgeois : la gestion du temps.
Je passe la majeure partie de mon temps libre face à des séries télé, des films ou des jeux vidéos.
J'ai envie de lire, mais je ne trouve pas la force de m'y mettre, à part e soir en me couchant. Mais ça ne dure jamais longtemp.
Je crois que c'est une question d'énergie, de motivation.
Mis à part le fait que je choisis précisément ce que je regarde, je suis exactement comme la fameuse Ménagère de TF1 : après le boulot, je suis un zombie.
"Here we wre now, entertain us.", comme disait Kurt Cobain.
Pourtant il y a tellement de choses que je voudrais faire.
Il faut que je me sorte les doigts du cul.
A part ça, j'ai jamais trop accroché à Buffy.
Par contre, Angel c'est la grande classe (sauf les épisodes où Buffy se pointe et où Angel redevient un pion).
Ça reste bien kitsch et niais, mais avec un côté polar et une grande intrigue qui s'étend sur plusieurs saisons.
Buffy ????
Euh, comment dire ?