Le précédent thread sur les nanars vous avait permis de découvrir une belle pelletée d'horreurs-qui-font-rire et de monstres en caoutchouc que même les séries RTL9 elles osent plus.
Pour ceux qui auraient raté la dernière séance, des rediffusions peuvent être commandées chez nos amis de la technique : http://www.teletourville.net/forums/loisirs-32 (ou utilisez le bon de commande à découper). Pour rappel, voici les films déjà dispo dans ce thread ô combien historique :
A voir :
Dünyayi Kurtaran Adan
La Dialectique Peut Elle Casser Des Briques ?
For Y'ur Height Only
Karaté Olympia
Megavixens
Le couvent
Turbulences 3
Canniba! The Musical
Toxic Avenger
Class of Nukem'High
Tromeo & Juliet
Poultrygeist: Night of the Chicken Dead
Howling 2 : Your Sister is a Werewolf (a.k.a. Howling 2 : Stirba - Werewolf Bitch)
Death Race 2000
Hair Extension
Zardoz
Petit retour sur la gamme Killer Tomatoes et évocation de l'Attaque de la moussaka géante
Eaux Sauvage
Dracula, Vampire Secuel (cut Europe)
The Bride And The Beast
Ninja in the USA
Whitefire
Mitigé :
Pulgasari (faut vraiment aimer les Kaiju)
Terror of Tiny Town (passé les nains, c'est qu'un western)
Plan 9 From Outer Space (rigolo au début, mais quand même long et
répétitif sur la fin, pas le dernier film d'une nuit nanar, donc)
Plane of the Dead (faut aimer les films de zombie)
Sgt Kabukiman NYPD (rigolo au début, mais rapidement lassant
Phénomènes (critiqué ici par le grand Bob)
Yor Le Chasseur du Futur (quelques grands moments)
A eviter :
La série Ilsa/Greta (c'est vraiment naze, en fait, à part quelques passages. L'amateur essaiera plutôt de choper le trois, celui au Goulag ou le Greta)
Dünyayi Kurtaran Adam'in Oglü (n'a pas le charme du premier)
Maniac Nurses Find Ecstasy (c'est pareil qu'Ilsa, mais pas drôle)
Surf Nazis Must Die (idem, juste un navet)
Je me dois donc ici-bas obligé de tenir mes promesses et vous parler des films suivants :
A venir :
Jason Goes To Hell (Friday 13th épisode 9)
Le Retour des Morts Vivants 3
La Nuit des Morts Vivants 1985
La Malédiction de la Momie
Hellgate (disours écrit par un ami guest)
Starcrash
Howard The Duck
Ricky O : The Story of Ricky
Dungeons & Dragons (1&2)
Challenge of the Tiger
Un panoramique des films de Maciste.
Je dois aussi regarder The Dunwich Horror pour prendre une décision.
Emile ? Vous pouvez projeter le flim qui n'est pas un flim sur le cyclisme. Stay tuned.
(Plaisir d'offrir)

















Vivre pour survivre au nanar
Hier soir, mon cerveau m'a coulé par les oreilles. Y'en avait partout
sur le canapé, c'était dégueulasse. Le générique se terminait et les
noms défilaient en blanc sur fond noir pendant que ma vie me défilait,
quant à elle, devant les yeux (coup de bol : ça m'a permis de revoir en
accéléré Eaux Sauvages, mais les N.D.E. sont peut être un moins bon plan
qu'un bon vidéoclub pour le coup).
Bref, hier soir j'ai vu VIVRE
POUR SURVIVRE (1985), aussi connu sous les noms de WHITEFIRE et LE
DIAMANT parce qu'un bon nanar a toujours plusieurs titres. Son
réalisateur, JM Pallardy, s'est illustré à grand coup de films de genre
aux titres évocateurs : REGLEMENT DE FEMMES A OQ CORRAL (1974),
L'ARRIERE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS (1974), JOURNAL EROTIQUE D'UN
BUCHERON (1974), L'AMOUR CHEZ LES POIDS LOURDS (1978). Vous voyez le
genre. Il a fait quelques bisseries à coté de sa production érotoporno,
mais très peu. Et récemment, FEMMES OU MAITRESSES (2000) avec David
Carradine. Si.
(merci nanarland.com pour l'image de l'affiche)
Mais
revenons à WhiteFire, ce film franco-turc probablement tourné le jour
de la grande épidémie de moustaches (©Kobal), vu que tout le monde en a
une, y compris parfois les actrices.
Le film commence sur une
scène de fuite où un couple avec deux gamins (on notera que le père
n'est autre que le réalisateur lui-même) fuit des militaires qui meurent
parfois plusieurs fois. Les parents du couple meurent, la mère se fait
lâchement abattre par un militaire qui se rappelle soudain qu'il a un
fusil après un plan sans fin au bord de la mer où il ne parvient pas à
les rattraper malgré les 5m qui les séparent. Le pourquoi de cette scène
ne sera jamais expliqué.
Et puis on arrive dans un coin
désertique où des types passent une frontière sans montrer leurs
papiers, sauf l'héroïne, arrêtée au poste frontière par des simili Darth
Vader en plastaga à moustache. On regrette que la mode de la
combinaison rouge ou bleue avec ceinture sous les aisselles n'aie pas
pris. Apparemment, au début ça devait être un film de SF, mais
finalement non. La jeune fille entre dans le bâtiment et assiste à une
scène de torture sans que ça l'inquiète plus que ça.
Après, ce n'est
plus très clair au niveau scénario. Plus rien n'a vraiment de sens.
Elle
et son frère chourent des diamants. Après une poursuite incroyable ils
se font arrêter par des sbires moustachus planqués derrière un troupeau
de chèvres qui les amènent sur un bateau avec des méchants, qu'ils
assoment pour s'évader. S'ensuit une baston sur le port qui n'a aucun
sens (mais une tronçonneuse). Et après y'a une histoire avec un gros
diamant radioactif qui explose quand on le regarde trop méchamment. Y'a
une scène de 10 minutes de nudité féminine gratuite (le passage agréable
du film mais qu'on verrait plus dans les autres films du réalisateur).
Y'a les bastons d'auberge, avec Frank Williamson qui apparaît (on peut
pas dire cachetonne).
Surtout, le héros en bande tellement pour
sa soeur qu'il va chercher une pouffiasse pour lui faire faire de la
chirurgie esthétique (dans une clinique qui ressemble plus à un bordel)
et lui faire changer de nom pour assouvir son fantasme malsain
d'inceste.
Et je n'ai pas évoqué le dixième de tout ce que vous
verrez en voyant WhiteFire. Cultissime.
La baston du début :
Fiche
nanarland :
http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=whitefire
White Fayah!
Bien je viens de revenir d'un beau voyage exotique en Suisse Japonaise, et il se trouve que suite au visionage du film susdit, je me suis surpris entrain de fredonner "White Fayah" de Bâles à Bern en passant par Appenzel...
Je pense que je me Nanardise et je m'inquiète. En même temps, quand on connait le mythe du Barratage de la Mer de Lait, on sait que le Nanard est bien d'inspiration divine... La preuve?
C'est pas du bon vieux Nanar architectural ça? Du Navet Cosmique?
et merci de bien noté que les démons Barattent vishnou avec un serpent, le tout sur le dos d'une tortue. Le lait est bleu. C'est la couleur des Schtroumpf.
En tout cas je suis revenu, et je suis devant la télé à partir de maintenant. De grandes choses se préparent...
Back from the Nanar
La 5è Nuit Excentrique s'achève à peine et comme d'habitude on en
ressors régalé. Les pupilles en feu de plus de dix heures de vidéo, les
côtes douloureuses d'avoir autant ri et le cerveau qui commence à
dégouliner par les oreilles car face à tant de nanardise le cérébrum se
révulse d'horreur, se réfugiant dans le doux abri d'une sourde folie.
Je
ne parlerai pas des extraits, bandes annonces ou autres cuts de
l'Enfer, mais ils valaient largement le déplacement (et représentent la
moitié de la programmation, ou presque). Sachez seulement que y'a
proprement des trucs hallucinant et je ne peux m'empêcher de citer Bat
Pussy, qui n'est pas un film érotique, mais un film avec un pinpin en
costume de Batman qui se balade au bord d'une autoroute assis sur sa
"bat-boule boing boing" (ou "hoppity hop" en anglais). Comme dit l'un
des cavaliers de l'Apocalypse, venez et voyez parce que c'est indescriptible.
Passons aux flims qui sont pas des flims sur le cyclimse.

La soirée s'ets ouverte sur The Bride And The Beast
(1958) dont l'affiche précise que les spectateurs déçus ne seront
certainement pas remboursés. On comprend en voyant cette miraculeuse
copie doublée en français en 1974 par une firme wallonne (non, y'a pas
d'accent). Réalisé par un illustre inconnu qui n'a rien fait d'autre de
notable, mais surtout basé sur un scénario de Ed Wood Jr, le messie de
la nanardise, l'Elvis du médiocre rigolo, le 2Pac de la soucoupe
volante en plastaga.
De notable dans ce film, on remarquera surtout
le coté Ikea. Ca meuble dans tous les sens : des dialogues
interminables et dénué du moindre sens, des stockshots par millions (la
patte Ed Wood), ce film est admirable de médiocrité marrante.
L'histoire, c'est que deux jeunes mariés vont passer leur nuit de noces
dans le manoir du jeune marié. Ce dernier capture des animaux vivants
dans la jongle (si si) pour les revendre, supposément à des zoos. Il a
d'ailleurs un gorille dans sa bat-cave. Les jeunes mariés évoquent
l'idée d'avoir douze enfants, vont voir le gorille dans la cage,
superbement mal joué par un acteur en costume, puis vont se coucher
dans des lits séparés. Pour les kids, c'est mort, les mecs ! La visite
au gorille a troublé la jeune fille, qui se prète à des
non-attouchements sulfureux avec le gorille qui s'est évadé de sa
cage... euh... sans rien faire de spécial. Il devait manquer de
motivation avant. Voyant que le gorille est allé plus loin que lui dans
le tripotage de sa femme, le jeune marié sort un flingue de sa table de
nuit et le bute.
Les jeunes mariés, dans leur lit séparés, ont alors
une conversation inane et la nuit se passe. Le lendemain, le serviteur
noir, Taro, propose le 'tit déj' dans un accent qu'on n'oserait plus
aujourd'hui. Précisons que vu le racisme de l'époque (58), ou le plus
probable manque de moyens, Taro est joué par un type enduit de cirage
noir et ce de manière inégale : il en a plus sur la tronche que sur les
bras.
Inquiet que sa femme aie envie de se taper des gorilles mais
sans comprendre qu'il pourrait aussi faire son devoir conjugal, le mari
appelle un psy parce que forcément, c'est la faute de sa gonzesse (la
5è Nuit Excentrique est une spéciale "Journée de la Femme"). Sous
hypnose on apprend, après moult stockshots d'animaux de la savane,
qu'elle était gorille dans une vie antérieure. Puis elle s'allume une
clope.
Ni une ni deux, notre jeune chasseur emmène sa femme et son
fidèle Taro dans la jongle egyptienne (c'est suggéré). A partir de là,
il ne se passe passe pas grand chose pendant longtemps. On a des
stockshots, le jeune marié préfère ne pas toucher sa femme, elle a
envie de se taper du gorille. Y'a des tigres, des gens meurent, dont un
vil prolétaire qui coupe du bois à la faucille, ce film est un vrai
plaidoyer pour l'Amérique, à faire pâlir Chuck Norris. La serviteuse
locale jouée par une indienne d'amérique doublée par une voix masculine
meurt, elle aussi, dans l'inintérêt total du public.
La jeune fille
trouve des gorilles. Elle exulte : elle va enfin se faire sauter pense
t on. Mais non ! Le héros arrive à temps et lui allonge une avoine pour
lui faire reprendre ses sens (quand je dis que c'est "spécial Journée
de la Femme"). Il échoue et rentre seul, le fusil sous l'bras, à la
maison. Taro a, pendant tout ce temps, survécu à une course contre une
panthère et une nage contre un alligator. Il est trop fort. Le cirage a
tenu dans l'eau.
La bande se conclue sur le mari qui discute avec le
psy, mais rassurez-vous : comme l'intégralité du reste du flim, aucune
information ne ressort. Ouf. Etant donné la rareté de la bande (elle a
été prêtée par un collectionneur privé pour la soirée), aucun extrait
vidéo n'est dispo. Par contre c'est adapté d'un roman que je ne
souhaite pas lire, c'est dit. On dira que c'était un genre de Gorille
dans la brume (1989) à la Ed Wood Jr. D'ailleurs ça se voit, on y parle
d'angora. Adrian Weisse, le réal', fera pas grand chose d'autre.
Ouaip...
de Laurence Merrick, 1970). Attention, il est à noter que la version
européenne du film n'est pas la même que la version originale
américaine. Non. La version européenne (ici une copie Suisse
aimablement prêtée) comporte tout un tas d'inserts de séquences
érotiques. Les acteurs sont pourtant bien les mêmes que ceux du film,
ce qui, d'après nanarland,
implique que ça a été conçu pour faire deux montages, un avec et un
sans cul (la version américaine qu'on trouve en import DVD US).
Les
acteurs de ce film sont magnifiques : Dracula ressemble à Pujadas mais
qui clignerait jamais des yeux et aurait des canines en plastoc. On
dirait un lapin pris dans les phares d'une bagnole sur une autoroute.
Il est totalement dénué d'un quelconque charisme, c'en est
impressionnant. Pendant ce temps, l'héroïne qui passe son temps à voir
et lire des horreurs, mordue par un vampire, avec des amis qui viennent
partouzer chez elle par surprise, passe l'intégralité du film à ne pas
s'inquiéter, stoïque. Son mec est une endive et échouera d'ailleurs à
la sauver. Y'a des danses disco de nanas à poil bodypaintées. On
pressent que l'ex de Dracula va se venger, mais le film l'oublie
complètement passé le premier quart d'heure. Reste les séquences
mythiques du film :
- le combat des preneurs de têtes entre Dracula
et un autre vampire : ils se tournent autour en faisant des grimaces et
les gros yeux, jusqu'à ce que l'un des deux disparaisse. Dracula est
super plus fort que tout le monde quand il s'agit de faire les gros
yeux.
- la scène du saut au dessus du tigre. Le type voit un tigre
domestique, flippe. Au moment de s'enfuir, il fonce vers le tigre,
saute par dessus comme une vulgaire haie, et se taille.
Attention n'oubliez pas que la Macoumba peut réveiller les vampires, vous êtes prévenus.
On trouve tout le film US sur Youtube, mais pas d'extraits spécifiques et c'est dommage...
Dans cet extrait,
on peut voir que les inserts qui sont restés ne sont pas les mêmes que
la version européenne. J'oubliais certains dialogues bien machistes qui
confirment mon impression "journée de la femme" de cette soirée.
Après quelques poilades, voilà la suite, à savoir Yor, le chasseur du futur (Il Mundo de Yor,
1983) d'Antonio Margheriti. On remarquera l'affiche de Druillet, elle
aussi pas top. On suit les aventures d'un Rahan bodybuildé à la
préhistoire. Préhistoire qui inclut des dinosaures à l'époque humaine,
mais ça permet de mettre de chouettes marionettes et peluches dont le
public pourra se gausser. Je dois avouer avoir pas mal dormi pendant le
film, et j'ai donc raté le passage où le héros utilise une carcasse de
ptérodactyle comme deltaplane, c'est dommage. Tiens, j'en profite pour
signaler que les acteurs sont bien nus sous leur pagne : on a droit à
de minables contre plongées pour éveiller le spectateur, aidées par des
petits coups de vent opportuns, permettant une multitude de
plan-fesses, masculins comme féminins.
Bref, après plein d'aventures
inintéressantes contre des guerriers poilus pendant lesquelles j'ai
dormi, le héros prend un bateau et se retrouve sur l'île d'où son
peuple provient car en fait il vient d'un futur où le transistor à
lampes est l'apogée technologique. Accompagné d'une bonnasse de service
et d'un vieux pervers, notre héros va aller visiter la société du
futur, fait de types gominés habillés de combinaisons en papier, d'un
méchant appelé Overlord qui cabotine de manière hallucinante et de
droïdes qui, de dos, font penser à Darth Vader. Vu que l'Overlord est
calibré sur Palpatine, ça tombe bien. La séquence sur l'île est
proprement nanaresque en diable et à ne pas manquer.
La scène du deltaplane.
La scène où le vieux fait du trapèze pour sauver le héros.
La soirée s'est terminée sur Ninja In The USA (1985) avant les bandes annonces X des années 70, genre "les pétroleuses du sexe" ou "toutes des vicelardes".
Là
aussi, j'ai dormi au milieu, faut dire qu'à 4h du mat', ça devient plus
tendu. En tout cas, les parties que j'ai vues se dotaient d'un scénario
absent et de bastons qui n'en finissent pas. Ce que je retiens, c'est
la looooooooongue scène où le héros a un flashback de son entraînement
de ninja. Son vieux maître débite des banalités Ikea sur les ninja
pendant que l'élève bastonne des types en noir qui s'avèrent être des
mannequins. Pendant 10 minutes. Y'a aussi la technique dite de "je tue
mes adversaires avec des feuilles mortes", celle de "j'ai toujours une
colombe planquée dans mon costard et, surtout, surtout, l'indispensable
micro trampoline ninja.
L'intro du flim, avec le dit trampoline.
On a un caméraman fan de Eaux Sauvages, qui fait ici des contre-parking.
Merci aux organisateurs, à la cinémathèque et à nanarland : à l'année prochaine !
Nanar sauvage
Attention, le flim de ce soir est probablement sponsorisé par une chaîne spécialisée dans l'ameublement.
Hier il m'a été donné de voir Eaux Sauvages. Parmi les Choses Que L'Homme N'Est Pas Censé Mater Au Cinéma, ce film se place en belle position. Que dire qui n'aie pas déjà été écrit sur ce magnifique Deliverance version nanar ? C'est au-delà des mots. Déjà, au niveau de la réalisation, il faut avouer que le caméraman frôle le génie. Tout au long du métrage, une fois les personnages ayant quitté le confort de la civilisation, le dit caméraman va nous faire découvrir la beauté filmique du contre jour. L'image est dégueulasse et toute noire, on distingue à peine les éléments, mais il ne va pas s'arrêter là, ho non ! Il invente ensuite le contre nuit ! Et là ça devient de l'art : réussir à obtenir un effet de contre jour quand on filme une fausse nuit à l'aide d'un filtre bleu perrave. A la fin, décidant de ne pas s'arrêter là, il produit un "contre tribunal", ou comment filmer l'intérieur d'un tribunal aux murs noirs en contre jour. Si. Passons sur le flare qui a dû couter une pellicule entière vu que tourner la caméra face au soleil pardonne rarement.
Je garde l'histoire pour la fin, j'aborde maintenant l'exceptionnelle bande son. Le film débute sur une chanson faisant pauvre copie de Johnny Cash. D'ailleurs, dans le générique, on signale bien que la chanson a été composée spécialement par le film. D'ailleurs, tout le budget "son" y est passé. Ce qui signifie que le reste du film est dénué totalement de bruitages. A une exception près : à un moment on entend le bruit de l'eau, profitez-en ça dure pas. Ce qui fait qu'au moment où on entend l'eau, pour un film de descente de rivière, c'est un moment de féérie exceptionnel. Pour les musiques d'ambiance, ils ont récupéré des bouts de-ci, de-là provenant d'autre films, dans une durée n'excédant pas celle requerrant de payer des droits. Du moins, j'explique comme ça le fait que les musiques s'arrêtent n'importe quand, avec un blanc, en plein milieu d'une course poursuite ou autre. Les musiques sont vraiment de toutes provenances, puisqu'on a même parfois l'impression qu'ils ont retrouvé un vieux best-of de blaxploitation. Mais le pire, c'est le doublage. Carrément. Au début, j'ai cru que le traducteur adaptateur avait reçu les images sans le son et qu'il avait créé comme il avait pu les dialogues manquants, mais ce n'est pas le cas : la traduction littérale de l'anglais pour certaines formules ("Oh cher !" pour "O, dear!") permettent d'être sûr que le traducteur n'est pas responsable des lamentables dialogues, leçons de vie et autres remarques pitoyables qui émaillent ce film. Par contre, l'adaptateur, lui, a déconné : la synchronisation est mauvaise à un point peu dicible. Les personnages ont parfois leurs lèvres qui bougent plusieurs secondes après que la voix aie cessé. De toutes façons, ça correspond pas au mouvement des lèvres. Heureusement que le caméraman et ses contre-jours sauvent l'affaire en masquant cela, et le reste de l'image avec. Ensuite, la traduction trop courte des textes fait que les doubleurs ont parfois rien à dire, ralentissant le débit avec des pauses en plein milieux des mots comme des acteurs séniles atteints de trous de mémoire : "Je pen...se que ... franchement... on devrait... conti ... nuer."
http://www.youtube.com/watch?v=RLnCHKCcy9k
Et n'oublions pas les accents : les allemands avec un accent "kolossale finesse", l'arabe avec un accent comme on n'en fait plus depuis les années 50. Lamentable.
J'allais oublier : quand des gens sont sur des rafts dans des "rapides", ils font tous "youuuuu ! Youuuuu ! Supeeer ! Youuuu !" même quand un assassin se cache parmi eux.
http://www.youtube.com/watch?v=EjamuTbC89o
L'histoire, c'est des gens qui partent descendre une rivière en rafting lors d'un voyage organisé. Parmi la foule des touristes, on a un gros nerd, une pétasse, un arabe forcément détenteur de puits de pétroles, deux allemands forcément alcooliques, un gamin forcément insupportable, le hippie qui cause karma, etc. Les accompagnateurs nous fournissent l'aventurier maître de lui, le redneck dégoûtant... tout les clichés y passent, il n'en manque pas un.
http://www.youtube.com/watch?v=bSlyXe4WGxs
Ils descendent leur rivière, qui ressemble à un lac dégueu au fond d'une carrière de calcaire, accompagné de stock shots. La plupart des passages nous permettent de recevoir des leçons de vie absurdes sur la mort, l'apocalypse prochain, le mariage, les stock options, comment draguer les femmes, comment rouler un palot, comment faire caca. Essentiel. Au bout d'une heure, quand le spectateur commence à trouver le temps long, y'a un gonze qui meurt. Une femme le découvre et se met à hurler. heureusement, une de ses amies vient la réconforter : "Que ça ne gâche pas tes vacances, surtout !". Un peu d'affolement, mais rien de grave, on se remet à niquer dans les fourrés la nuit et à faire "Youuu ! Youuu !" sur les rapides. Il y a ensuite d'autres morts ou blessés, dont le gamin qui se fait mordre par un crotale dans son sac de couchage. Note au dialoguiste : quand un gamin se fait mordre par un crotale, il gueule "Aaaaaaaaaaah" ou "Ouiiiiinnnnnnn" ou "Bordel de merde" suivant sa catégorie d'âge, mais pas "Je me suis fait mordre par un crotale que quelqu'un a mis dans mon sac de couchage". Le spectateur a suivi le peu qu'il y a à suivre, merci. On notera que la règle du pistolet de Tchekhov a été respectée : à un moment, l'aventurier nous explique tout ce qu'il y a à savoir sur la Belladonne, sans aucun rapport avec l'histoire. Tout le monde s'en tape. Il viendrait à personne l'idée de bouffer par hasard une herbe à la con. Sauf à lui. Ben plus tard, y'a quelqu'un qui meurt empoisonné à la Belladonne. Si. Ouf. Tchekov va pouvoir pieuter ce soir.
http://www.youtube.com/watch?v=QM2AS0KDZEA
En parlant de mort, n'oublions pas qu'on peut crever d' "hypodermie" quand on tombe dans l'eau froide, genre en 30 minutes, nous apprend on.
Bref, je disais que des gens meurent, mais que l'on continue à descendre la rivière. A un moment des types essaient de lyncher le psychiatre, qui a des réactions débiles mais qui est forcément coupable, c'est le psychiatre. Hé. Forcément. Il meurt avant la fin dans un accident, mais est condamné par contumace dans un tribunal (avec des plans en contre-tribunal, donc, merci au champion de la caméra). Un épilogue montrera que le héros de l'histoire, c'est lui le meurtrier. Ouuuhhhhh. Vu qu'à ce moment, ça fait déjà 40 minutes que le spectateur rit comme un goret à cause du film, c'est pas bien grave.
Un bien beau flim.
Le retour des nanars tueurs
Une fois n'est pas coutume, on ne va pas parler ici de nanars au sens
"film tellement mauvais qu'il en devient drôle", mais de films comiques
inspirés des nanars, dans la lignée de ce que fait la firme Troma. Du
sanglant, du rigolo, du décomplexé pour utiliser le vocabulaire
politique.
John De Bello a ainsi fait quatre films, qui forme la
terrible et inquiétante saga des Tomates Tueuses. En 1978, avec une
poignée de potes et des moyens que l'on peut qualifier de minables,
notre homme décide de produire et réaliser l'ATTAQUE DES TOMATES
TUEUSES (1978), un grand film où les gens sont attaqués par des tomates
qui tuent des gens, et dont l'apparence est celle d'une tomate tout ce
qui a de plus quelconque. Un indice toutefois : ces tomates font "Gnap
! Gnap !" et les gens hurlent quand ils en voient. On apprend dans la
suite que ces tomates sont l'oeuvre du Pr. Gangrene, joué de manière
excellente par John Astin (connu pour son rôle de Gomez dans The
Addam's Family, moins pour son rôle de chef du Culte du Maïs dans
Eerie, Indiana).
Le film est assez délirant, avec ses tomates

qui dévorent les gens, mais je crois honnêtement qu'un extrait sera
beaucoup plus explicite : le trailer.
Pour
tuer des tomates tueuses, le seul moyen, c'est la chanson "Puberty
Love" (un hommage à cette scène se trouve d'ailleurs dans MARS ATTACKS
! (Tim Burton - 1996)), tellement mauvaise qu'elles en meurent.
C'est
le deuxième opus, réalisé 10 ans plus tard après que le premier eut
gagné son titre de film culte, qui est mon préféré, ne serait-ce que
par ses acteurs. En effet, dans icelui, on y trouve donc John Astin
jouant un scientifique fou dément, accompagné d'un Igor baranqué, blond
au yeux bleus, sorti tout droit des fantasmes d'un généticien nazi.
C'est le grand désespoir de Gangrene, qui aurait préféré
un Igor normal, moche et bossu donc. L'autre célébrité, c'est ce cher
Georges Clooney qui signe ici son deuxième rôle, eh oui. Et il a pas
beaucoup changé, ce qui fait dire aux mauvaises langues que même jeune
il avait l'air vieux.
Donc, RETURN OF THE KILLER TOMATOES (1988)

raconte la suite directe du premier. Les tomates ont été vaincues et
interdites de par le monde. Certains font de l'argent en faisant du
trafic de tomates. Les pizzas sont sans sauce tomate. Les gens hurlent
et fuient à la vue d'une tomate.
Mais comme il s'agit d'un film de
seconde zone, il commence par une fausse émission télé de fin de nuit,
avec presque aucun spectateur, qui va nous passer ce grand film. Ou
presque (hihi).
Le personnage principal vend des pizzas chez le
héros du premier film, qui rêve encore de gloire. Son meilleur pote
(Clooney) n'a qu'un seul objectif dans la vie : se taper des jolies
filles. Un jour, dans la pizzeria, la nuit, la belle plante qui vit
chez le Pr. Gangrene entre et propose au héros de baiser. Celui-ci met
un moment à comprendre et la ramène chez lui. Sauf que la fille est en
fait une tomate transformée en femme que Gangrene va essayer de
récupérer à tout prix, alors que l'histoire d'amour déconne un peu
quand le héros apprend que sa gonzesse est un fruit.
Au milieu
du film, la production n'a plus de sous. Le film s'arrête. Clooney
propose alors au réalisateur de faire du placement de produit. Le film
reprend, avec des pubs Pepsi jusque sur la blouse blanche de Gangrene.
Après
quelques aventures, l'histoire se termine bien, avec Clooney jouant
dans un autre film (Big Breasted Babes Go To The Beach And Remove Their
Tops - mais ce sont des tomates, en fait).
Le mieux, c'est quand même de voir la bande annonce.

Gangrene
n'abandonne pas, et malgré une prise d'otages par des Killer Carrots à
la fin du générique, un troisième film est tourné, assez rapidement vu
que le second a marché : KILLER TOMATOES STRIKE BACK ! (1990), un polar
où des meurtres sont commis (encore) par des tomates. Gangrene échoue
de nouveau et s'enfuit en France.
Eh oui ! Le quatrième film s'appelle KILLER TOMATOES EAT FRANCE

(1991), cocorico. Gangrene s'est donc réfugié en France (mais en taule)
et planifie une seconde révolution française sur la base d'une vieille
prophétie, qui dit que Louis XVII reviendra sur le trône. Celui-ci
ressemble à Igor, ça tombe bien. Les tomates vont pour marcher sur
Paris, quand Louis revient et vainc Igor. Ouf, notre France faite de
clichés mis bout-à-bout est sauvée. On ne manquera pas de regarder la
scène de baston en 2cv place de l'étoile, tournée sans autorisation.
Cette
série de films, inégale mais loin d'être nanaresque a inspiré plein de
films, de bédés et autres. Il ne faut toutefois pas croire qu'il y a un
lien avec "L'Attaque de la Moussaka Géante", qui est un vrai nanar grec
qui méritera une fiche à lui tout seul.
Yeaaaaay !
An soon Paris ! And Berlin ! And Marseilles ! And even the hidden village of Albias ! Beware !
Sainte Bique !
Bon alors Loris heu... Tu permets que je m'installe un peu là sur le canapé avec toi ? J'étais dans la chambre avec Smoke, on discutait et tout, et puis à un moment je sais pas, je me suis énervé je me suis mis à dire des trucs super vénère (c'est sûrement parce que j'ai plus rien à fumer depuis des jours), alors je suis sorti, j'ai fait le tour de l'appart pièce par pièce, et tout est désert, et pris dans la glace - genre cet année l'hiver ça rigole pas - le deuxième qu'on passe ici quand même... Alors voilà, je viens te voir dans le salon, parce que je vois que t'as prévu plein de nouveaux bons trucs pour la dernière séance - les Tomates Tueuses, Sainte Bique, j'adore ! En plus ta présentation est super bien faite. Je suis allé comparer avec Eddie Mitchell quand il présentait la "Dernière Séance" (là : http://www.youtube.com/watch?v=TT3O5N2t4m4 et là: http://www.youtube.com/watch?v=V8RRROtEN1s) et franchement t'es vachement mieux que ça - je veux dire il était bien un peu drôle, mais on se rend quand même compte que l'argument numéro un de son émission, qui faisait qu'on pouvait la regarder avec papa, c'etait les jambes des filles dans le cinéma (y'a que ça!)
Maintenant je serais bien partant pour "l'Attaque de la Moussaka Géante", et tout ce que tu auras avec de la nourriture qui attaque des gens - sans déconner c'est un thème qui me fait pisser de rire ça: la nourriture qui mange les gens. Oui, excuse-moi pour le canapé - je vais aller prendre du sopalin.
Bon alors Loris, sinon heu... je me demandais: comment ça va toi ? Ca boume, tout ça ? Tiens j'ai chopé une bouteille de Jenlain on peut se descendre ça en matant les films. J'ai des bonbons aussi, mais la date limite c'était août 2000, alors faut voir. Sinon j'ai mis une bouteille de Zub au frigo. Je l'ai là depuis le premier de l'an, et je la garde pour le jour où on se verra avec Smoke et Tlatloc, tous ensemble, dans le monde réel, pour mâter d'autres films, mais aussi pour préparer la révolution à grande échelle - et je déconne pas. En plus on aura de la Zub, et elle sera bien frappée.
Hé Smoke, tu vas à la cuisine ? Dis, tu sais pas si il reste du poto-poto - j'ai pas mangé depuis heu, houa, trois ou quatre jours je crois. Sinon pourquoi tu viens pas te poser sur le canap avec nous, pour mâter quelque bons nanars ? T'as vu Zardoz ? On se remâte Zardoz ? Moi j'aime bien Zardoz... Ah, et puis heu... Maintenant que vous êtes là tous les deux... Y'a un truc qui dépasse de moi, là. Oui, vous voyez, cette petite boucle de fil blanc, là... Lequel veut bien tirer pour m'aider - moi j'y arrive pas, j'ai pas le bon angle... Loris ? Smoke ?
Hé Tlatloc, Tlatloc, putain, au secours ! Au secours !
je fume une clope dehors
bin non, juste que j'ai pas envie tu vois. Comment dire ? L'humour des Tomates Tueuses dont j'ai vu les Youtube me semble aussi décapant que celui d' "Y a t-il un pilote dans l'avion" et l'argument de la déconnade n'imp ici n'est pas forcément la raison d'un rire expulsé en cascades de mon ventre.
Donc j'ai pas répliqué histoire d'éviter mon commentaire aussi bien subjectif que rabat-joie qu'aucunement intéressant à Loris, ce qui ne m'empêche pas d'estimer sincèrement son talent de chroniqueur et d'espérer qu'il empreinte le chemin d'une activité majeure. C'est ainsi : il voudra se poiler devant un nanar, et j'essaierai de mon côté de lui vendre Sukiyaki Western Django. Au final chacun retournera à la droite de sa propre nature, quoiqu'avec Sukiyaki, on divise moins.
Écoute Malevil, fais un effort. Est-ce que je demande de l'aide pour enlever mes tampax ?
There Are Things Man Is Not Meant To Know
(Il est des choses que l'homme n'est pas censé connaître, pour les anglais qui sauraient lire le français).
Dr Malevil : oui, oh, ça va. Oui. Ca va. ... Oui. ... Ca va. Ou pas. Enfin, y'a pire, hein... Mais c'est super sympa de demander. Merci beaucoup.
Smoke : tu as raison sur le genre d'humour, même si le 2 a un humour un chouïe plus fin que les "y-a-t-il".
Faudrait qu'on se fasse la nuit du Nanar.
Loris.
The horror ! The horror !
Cette nuit, j'ai rêvé de rip-offs coréens de la série des Tomates Tueuses. Mais genre une demi douzaine de films.
Dommage que les titres débiles qu'a pondu mon cerveau malade aient disparu dans la nuit.
J'ai rêvé que je les achetais tous. Si j'avais rêvé les mater, j'aurais pu faire une suite à cette fiche...
Loris.
But it's for kiiiiiiiiids !
Le croirais-tu Loris (ou peut-être le sais-tu déjà) mais les Tomates Tueuses se sont reproduites, puisqu'elles ont donné lieu à une série d'animation TV dont on peut trouver des bouts d'épisode sur le net, et même quelques épisodes entiers ! Dans celui-là, les Tomates Tueuses ont fini par conquérir le monde (c'est forcément moins cher en dessin animé) et le dernier espoir de l'humanité serait en Afrique (enfin ça c'est le début, j'ai pas encore vu la suite...)
Mais bon, ce n'est pas Coréen. Mais au fait, pourquoi Coréen ? Es-tu en amour avec ce pays et son cinéma ? C'est à cause de Pulsagari ?
Erf
Coréen, je sais pas pourquoi. Probablement à cause du Spiderman japonais dont je pense toujours qu'il est coréen, va savoir pourquoi (pourtant, c'était produit par la NHK et c'est le premier Sentai de l'histoire : si vous pouvez pas blairer Bioman et les Power Rangers, sachez que tout cela vient de Spiderman. Si. ).
1978, une époque où même cela était permis à la télévision (et pas apprécié par Marvel à l'époque, hihihi. Notez que DC a commis Batman en 1963 et s'en est parfaitement remis. Pow ! ).
Pour la série : http://en.wikipedia.org/wiki/Attack_of_the_Killer_Tomatoes:_The_Animated_Series
J'en avais un peu entendu parler, mais j'ai jamais vu. Merci pour l'épisode !
Loris.
Je blaire très bien Bioman
Mais plus encore, je crois que mon grand kif d'enfance c'était "Spectreman" - aka Supekutoruman - cette série tv japonaise produite en 1971 et diffusée en France en 1982 sur Antenne 2.
Si vous vous souvenez du pitch: "Venu
d'une lointaine planète, le docteur Gori, un savant simiesque d'une
haute intelligence (c'est à dire un singe blonde), ambitionne de s'emparer de la Terre.
Pour défendre le genre humain de cette menace, l'entité extraterrestre Ordinator
envoie Spectreman, un robot ultra perfectionné, pour combattre les
agissements des hommes singes".
Voilà le générique français:
Cette série m'a laissé une trace indélébile, au même titre que Goldorak pour toute une génération - d'ailleurs voici ce qu'en dit Wiki:
Le personnage de Spectreman était un militant écologiste avant
l’heure. La série apparaît aujourd'hui très désuète, notamment en
raison de trucages qui ont assez mal vieillis, mais elle conserve
néanmoins un charme indéniable ; et Spectreman fut le premier d’une
longue suite de héros japonais combattant le mal qui ont animé
l'enfance de plusieurs générations : San Ku Kaï, X-Or, Bioman, et plus tard les Power Rangers américains...
Spectreman fut le premier tokusatsu à arriver sur les écrans français.
Le truc synchronique, c'est que je suis né en 1971, et que d'après ce que j'ai pu lire dans plusieurs bouquins, c'est l'année ou l'écologie est devenue une science officielle, un credo - et en parallèle, on a eu tous ces mangas, "Goldorak" en tête de liste, fortement teintés de propagande écolo - et on a passé notre jeunesse à mâter des héros qui défendaient la beauté de la Terre, de l'herbe et des petits oiseaux contre la menaçe de monstre hyperglauques issus de la pollution. Un trauma pour la vie...
Et d'ailleurs, en illustration, voici un épisode de Spectreman joliment titré:
Terror Of The Pollution PeopleUn nanar Ozé.
Moi aussi des jeux de mots pourris je peux en faire. Le film de cette séance est un film très célèbre, au moins par son réalisateur et ses acteurs. Sean Connery avait déjà derrière lui ses James Bond qui deviendront mythiques. Charlotte Rampling, elle, avait déjà joué dans, heu... pas grand chose de notable, mais beaucoup. Quant au réalisateur, John Boorman, il n'avait pas encore fait EXCALIBUR (1981), mais était déjà l'auteur de l'excellent DELIVERANCE (1972) avec sa scène où ça couine grave. Je ne résiste pas à vous permettre de revoir cette scène :
Mais foin de scènes de rednecks en furie, parlons du film. Il s'agit, bien sûr, du magnifique ZARDOZ (1974), celui où que Sean Connery se balade torse poil et en slip rouge tout au long de cette épopée hippie new agesque.
Dès l'introduction du film, on sent le génie pointer. N'oublions pas que John Boorman a écrit lui même le scénario, un jour où il avait trop touché de LSD. Bref, le film s'ouvre sur une séquence où la tête d'un mec, avec des moustaches et une barbe dessinés au crayon, nous raconte sa vie, qu'il est un dieu à mi-temps et autres délires assez psychédéliques. Sa coiffe, de type égyptien période rideaux de cuisine, n'ajoute rien au ridicule de la scène.
La bande annonce :
On suit alors une espèce d'ignoble tête en pierre volante, dans des plans qui ne sont pas sans rappeler les soucoupes volantes de Ed Wood dans son célèbre PLAN NINE FROM OUTER SPACE (1959). Cette espèce de tête se pose sur la plaine et des cavaliers arrivent, qui la vénèrent comme le dieu Zardoz. Cell-ci leur remet des armes en leur demandant de tuer plus pour elle. Elle fait un grand discours sur "Gun is good / Penis is evil" qui ravirait les féministes chienne de garde qui ont survécu jusqu'à aujourd'hui. Toujours est il que Zardoz a désigné un peuple élu, dont Sean Connery fait partie, et qui doit éliminer les autres humains mais ne pas se reproduire. Le flingue est bon car il crache la mort, là où le pénis est mauvais car il crache la semence, donc la vie.
Notre héros a alors l'idée d'un stratagème subtil. Avec son slibard, ses deux cartouchières décoratives et son flingue (qu'est bien), il se planque dans le grain donné à la tête de pierre appelée Zardoz.
A l'intérieur, il trouve de la bouffe, et des gens sous cellophane. Bon. Il y trouve aussi le cuistre de la scène d'intro, auquel il colle une bastos, voire deux, comme ça, parce qu'il est énervé.
La tête rejoint alors, sans pilote, un village appelé le Vortex. On apprendra que des vortices, y'en a d'autres, mais ça n'aura aucune conséquence parce que le scénario fera fi de cette information, comme de beaucoup de choses, comme l'intérêt du spectateur. Le réalisateur est cependant habile, il placera judicieusement des cadrages dotés de nichon dès que l'attention retombe. Les filles, elles, ont droit à Sean Connery en slip. Tout le film.
Le vortex est une espèce de village témoin hippie décoré de trucs gonflables donc futuristes et mystérieusement auréolés de mystère mystérieux. C'est une société utopique du futur, où tout le monde vit éternellement et est extrêmement cultivé, au prix du reste de l'humanité qu'on extermine dans la joie. Or, cette société n'est pas parfaite. Globalement, les gens s'y font désespérément chier. Ils prennent la pose. D'ailleurs, ils passent leur temps à ça. Les séances de "méditation du deuxième niveau" qui refont penser au clip de Thriller sans la musique. Les séances de vote version langage des signes et nana dotées d'écouteurs en cheveux (bien avant Leia dans Star Wars). Ils niquent même plus et se demandent comment qu'on fait une érection.
Notre héros au torse velu devient donc à la fois esclave et sujet d'étude de cette société.Il est un mutant. Ah ? Ah bon. D'accord. Je me disais, aussi, ces poils. Un des gonzes va s'en servir pour tirer une charette, alors qu'une gonzesse est chargée de l'étudier. Sean, ou plutôt Zed, ainsi que le spectateur, découvre cette société inane, qui fait vieillir ses rebelles jusqu'à la sénilité. Ces derniers se retrouvent d'ailleurs en costume d'époque et prennent le thé pour l'éternité, l'horreur absolue. Pendant ce temps, Zed tire la carriole.
A coté, James Bond, c'est un affreux. Zed, c'est la classe.
Bref, l'histoire devient à peu près confuse, ou alors j'ai dormi, mais en gros, notre héros devient une pomme de discorde et toute cette société veut l'éliminer. Sauf qu'à un moment, ils changent tous d'avis. La séquence où Sean se déguise en mariée y est peut être pour quelque chose. Ou alors celle des cours en accéléré avec projection sur torse de nanas.
Ca se finit donc d'abord par une meute d'Eternels à la poursuite du héros, puis pour le héros, avant que les potes du héros ne débarquent et ne les tuent tous. Sauf le héros et sa gonzesse, qui se réfugient dans une cave après avoir pondu un gosse, avant de mourir, le tout sans bouger. Ca va vite.
Y'a plein de choses sur lequelles on pourrait revenir, comme la scène de vampirisme psychique par les zombies éternels, le mystérieux appareil magique qui transforme une baguette de pain pas cuite en baguette de pain cuite (le four, invention incroyable de mystère mystérieux), la séquence avec des bouts de frottage de nichons (oui, y'en a beaucoup, c'est un film hippie) et de combats de boue dans l'espoir d'éveiller une érection chez le héros. Ca n'y parvient pas. Pas plus que chez le spectateur, d'ailleurs. Il y a aussi la scène incroyable où Zed, contre toute attente, déchire du cellophane. Ouah.
Le truc le plus mystérieux, c'est qu'à la fin du film, on n'a pas une impression de nanar. Il m'a fallu un moment pour mettre le doigt dessus : les acteurs principaux sauvent le truc. Ils semblent y croire et arrive à sortir des regards, des attitudes. En un mot, ils jouent bien. C'est juste que tout le reste déconne...
Loris
c'est pô un nanar Zardoz
moi j'ai toujours considéré ça comme un grand film. Ca me fait penser à "l'age de cristal", dans le style...bon ok le moule-bite rouge c'est dur mais il faut savoir apprécier les tentatives esthétiques d'autres époques...
Si ça continue, bientôt Cabal ca va être un Nanar aussi...
Mon dernier §
Comme indiqué dans mon dernier paragraphe, les acteurs sauvent le truc. La réalisation est elle aussi impeccable, de même que l'utilisation des lumières. Il est sorti en 1973, soit 4 ans avant Star Wars, donc l'incrustation de la tête au début, pour pathétique qu'elle soit, est d'époque.
Malgré tout, j'ai pas pu m'empêcher de rire devant certains dialogues, de nombreuses scènes et les énhaurmes trous dans le scénario.
Si tu veux, je peux revoir Cabal (mais pas gagné qu'il fasse l'objet d'une fiche, quand je l'avais vu, ça m'avait juste laissé froid).
Le fait que tu aimes ne veut rien dire. Y'en a aussi qui ont aimé Phénomènes (ou d'autres films de Night "j'ai la tête comme une pastèque et les chevilles qui passent plus les portes" Shyamalan), qui a eu droit à une review ici aussi. Sur nanarland, les avis divergent à propos de Zardoz, et dix verges, c'est énorme.
Loris.
10 mégabites!
bon je vois ce que tu veux dire. Mais aussi quand même. Et Cabal moi je suis fan, en plus quiya Kronenberg en tant qu'acteur, et plein de costumes cool, et j'aime bien le concept. Tu devrais pitetre le rererereregarder...
Ben alors...
Tu connais déjà Clive Barker !
Je t'en parlais l'autre soir, lors que tu nous recevais Smoke et moi au Temple (instant par ailleurs fort exquis) - mes chaudes recommandations pour que tu découvres l'oeuvre littéraire de Clive Barker, son take tout à fait particulier sur l'imaginaire et la sexualité... Et il se trouve que tu es déjà fan de Cabal (son deuxième film), et que tu connais sans aucun doute "Hellraiser" (son premier film)... Et bien laisse-moi te dire que ses films sont effectivement uniques, mais que ses bouquins sont carrément une claque. Sans compter que le monsieur dessine et peint brillament, et qu'il a magnifiquement illustré ses deux derniers romans de littérature jeunesse (le Cycle d'Abarat)...
Pour faire vite, voilà à mon sens les bouquins de Barker qui valent le plus le coup si tu as envie d'essayer (mais ce n'est que mon avis hein):
- Le Jeu de la Damnation (http://rernould.club.fr/IMAGINAIRE/BarkerJeu.html)
- Le Royaume des Devins (http://www.sfmag.net/article.php3?id_article=635)
- Imajica (http://www.payot-rivages.net/livre_Imajica-Clive-Barker_ean13_9782743601379.html)
Auquel on peut ajouter ces deux là, moins connus et un peu moins réussis, mais qui pourraient t'interresser :
- Galilée (http://www.payot-rivages.net/livre_Galilee-Clive-Barker_ean13_9782743606749.html)
- Sacrements (http://www.payot-rivages.net/livre_Sacrements-Clive-Barker_ean13_9782743608163.html)
Kel Monsieur Jourdain je fais...
J'espère que Vishnu ou Thor ne m'ont pas vu, à faire genre je connais pas ce mec et à encenser ses films. Je me demande si je ne m'humanise pas trop par moment...
OUé je vais grave aller lire du Barker, puisque c'est comme ça que ce mortel s'appelle. J'ai hate!
J'aim ebien la photo Harcourt aussi avec la petite lumière qui va bien sur l'oeil... la classe!
Un nanar chevelu. Si.
Les japonais sont des gens bizarres : ils ne parlent pas français, se contentent de dessins animés "hentai" quand nous nous vautrons dans les pornos, mangent à l'aide de bâtonnets du poisson pas cuit et dessinent des logos au lieu d'écrire comme font les honnêtes gens. Bizarres. Pis des fois ils font aussi des nanars.
Je ne parlerai pas ici de "MACHINE GIRL" (Kataude Mashin Gâru - 2008) que j'ai malheureusement raté lors de sa diffusion à la GenCon (la salle était bondée), mais sachez qu'un film où une jeune étudiante possède une mitrailleuse à la place du bras, je risque de pas passer trop de temps avant de le voir. Si. L'amateur éclairé repensera soudaint à Evil Dead 2. Allez, je résiste pas à une petite bande annonce :
(Y'a des ninja, une flying guillotine, du sang à l'hectolitre et un soutif perceuse, vous ne pourrez résister). J'en reparle dès que je le vois.
Je vais donc plutôt vous parler de celui que j'ai vu presque par hasard :

HAIR EXTENSION (EKUSUTE - ou EXTE - 2007 - Sion Sono)
Yoko est une jeune et fougueuse apprentie coiffeuse qui rêve de devenir styliste en coiffure. Elle sort toute guillerette dans les rues avec son vélo, le matin, et se raconte à elle même sa propre vie à voix haute, prouvant bien mon discours sur la bizarrerie plus haut. Mais elle est heureuse : elle ne cesse de badigeonner la bande son de méthode coué que comment que sa vie elle va être merveilleuse et qu'elle aimerait bien prendre le temps de regarder la mer. Au bout de 5 minutes, le spectateur a envie de l'étrangler, mais on y reviendra. En tout cas, elle ferait une super pub pour le Velib' de son patelin.
Pendant ce temps, sur les quais, des agents des douanes pas bien éveillés trouvent un container rempli de cheveux et un cadavre au milieu. D'ailleurs, les cheveux lui appartiennent. Cela tombe super bien parce que l'un des grouillots de la morgue où le cadavre chevelu est amené est un fétichiste des cheveux féminins. On l'avait vu un peu plus tôt et il s'était déjà colleté avec les deux flics aussi débiles que lui. Mais eux ils ressemblent pas à un John Lennon asiatique pauvre sous acide.
Hmmm,des poils :
Ni une, ni deux, notre valeureux employé choure le cadavre, qui, quand il est énervé (on ne saura jamais pour quelle raison il s'énerve parfois), a ses cheveux qui poussent grave. Genre j'te remplis l'appartement. Notre fétichiste est aux anges, il en a le zizi tout dur. Mais il faut bien vivre. Il décide alors de couper les cheveux et de les revendre aux salons de coiffure, après tout, il a du rab. Sauf que les cheveux, vendus pour faire des extensions, ont tendance à tuer les nanas qui les portent. On a droit alors à des scènes qui sont censées faire peur où des nanas se retrouvent étranglées, étouffées ou pendues au plafond par leurs propres cheveux.
Youuuu :
Pendant ce temps, Lennon danse de joie au milieu de ses cheveux et n'est pas super gêné de vivre avec un cadavre.
Ca ne va pas beaucoup plus loin. Yoko découvre l'horrible affaire et réussit à résoudre le problème. Le problème qu'elle a avec sa soeur délinquante fille-mère qui tabasse l'héroïne ainsi que sa propre fille et couche avec un gangster débile se résoud de lui-même à l'aide de pelletées de cheveux.
Un bien beau film, donc. Le trailer :
A bientôt pour un prochain flim ne parlant pas de cyclisme.
Loris, qui les préfère épilées, quand même.
Petit addenda cappilaire nippon
Je me permets de faire un petit insert ici, pour satisfaire ceux qui auraient un tel goût pour le thème du poil au cinéma qu'ils seraient prêts à consommer de l'anime pour atteindre leur rare quota velu. Il se trouve que j'ai bossé sur deux séries (toujours en duo avec l'étrange Dani Meullinz) qui mettaient en valeur les appendices capillaires de certains de leurs personnages.
En premier lieu, je veux parler de BASILISK, une série de manga papier passée à l'anime au studio Gonzo, à qui l'on doit notamment "Hellsing" et "Gankoutsuou, le Comte de Monte Cristo". Basilisk est une adaptation d'un roman de Futaro Yamada intitulé "Koga Ninpo-cho" ("Les Parchemins ninja du clan Koga"), devenu un classique au Japon, et qui narre l'affrontement fratricide de deux familles de ninjas à l'ère Tokugawa. Tous ces ninjas "historiques" ont ici la particularité d'être affublés de "pouvoirs" ou de traits monstrueux, à la façon des "nightbreed" ou "nuitants" de Clive Barker dans Cabal. Certains tissent des toiles, d'autres volent les visages, d'autres passent de l'état soldide à celui de visqueux... Et l'un d'entre eux, nommé Nenki, a le pouvoir de se battre avec ses poils (cheveux, poils d'oreilles et de nez), qu'il contrôle comme des fouets et peut rendre aussi durs que des aiguilles de métal, d'où quelques carnages particulièrement sanglants (la série toute entière est d'ailleurs outrancièrement sanglante et sans espoir)...
Je sais que cette même histoire a été adaptée au cinéma
(live) sous le titre de SHINOBI - que le film est sorti en salles en France et a été globalement qualifié de "joli, avec des effets
spéciaux corrects" - mais n'ayant pas trouvé d'image de Nenki en live,
je ne peux pas attester qu'il figure bien dans le film. En tout cas il devrait - c'est un des persos les plus drôles, dans un contexte vraiment très très dark. Tout ça devrait être facile à choper sur la Mule (ne donnez pas de thune au distributeur Declic Images, qui nous a zappés Dani et moi des crédits d'adaptation de la série).
En deuxième lieu, autre anime (sur laquelle Dani et moi avons bossé) - je ne peux que vous recommander vivement de jeter un oeil sur BOBOBO-BO-BO-BOBO, une série en je sais plus combien d'épisodes (au moins une cinquantaine) qui est passée il y a peu sur MCM, et qui devrait reprendre ces jours-ci...
Si vous êtes amateur de n'imp', si vous avez aimé le "Monde des
Marellas" de Blorg et Tlatloc - si l'idée qu'un épisode entier puisse
se passer sur le bord d'une cuvette de chiottes géante ne vous gène pas -
et si vous anticipez narines frémissantes de voir un héros en afro blonde se battre avez ses
poils de nez ("super-attaque des poils de nez" est son cri de guerre) contre à peu près tout et n'importe quoi - des éponges, des coiffeurs psychopathes, des seigneurs de l'argent - et le plus souvent ses propres amis ... Bref, si vous voulez être sûr de voir un truc pour lequel il n'existe aucune réponse à la question "pourquoi", alors je vous recommande chaudement cette déferlante hystérique nommée BOBOBO (etc), produit par la TOEI d'après un manga éponyme, et distribué en France par Kaze.
Sinon, aucun rapport avec le sujet, mais quand j'aurais fini de bosser sur le film de Père Noël norvégien tout pourri auquel on m'a enchainé, je dois ensuite enquiller (normalement) sur YO YO GIRL COP - un film japonais de 2006 avec (accrochez vous bien) des filles habillées cuir qui se battent avec des yo-yos hérissés de rasoirs en bullet time ! Le film est d'ailleurs truffé de bullet time, pour tout et n'importe quoi. Mais mâtez plutôt ça :
Mais d'abord il faut que je me torche le Père Noël, qui risque une fois encore de mourir - et c'est notre héros de 12 ans, Krumme, qui va devoir sauver l'esprit de noël à lui tout seul - putain je supporte vraiment pas les contes de noël.
Des poils pour les braves
Pour rester dans la thématique du poil nippon :
Millia Rage, dans la série des jeux Guilty Gear, peut se battre avec ses cheveux.
Sur Dreamcast, elle poutrait pas mal, comme on dit chez moi.
Pus d'infos ici : (le bouton d'ajout de lien ne fonctionne pas chez moi, c'est curieux)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guilty_Gear
http://en.wikipedia.org/wiki/Millia_Rage
Et surtout :
Dans la série Jungle Wa Itsumo Hale Nochi Gu, le chef du village (un vieux pervers nommé Chourou) tire sa force de ses poils de torse (un genre de coupe afro collé sur ses pectoraux).
Plus tard dans l'histoire, sa toison s'en va vivre sa vie, et il devient une loque humaine.
Je recommande fortement cette série (et les séries d'OAV subséquents) si ce genre de concept vous fait marrer.
Liens :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Har%C3%A9_%2B_Guu
http://www.nanoda.com/en/wallpapers/j/jungle-wa-itsumo-hale-nochi-guu/chourou-wallpaper.html
Rhoooo
Vous oubliez quand même l'excellent "Histoires de Fantômes Chinois 3" dont une des geisha-démons étrangle les voyageurs de passage avec ses cheveux (la deuxième avec ses ongles et la troisième j'ai oublié).
POYEPOLOMI !!
Loris, qui vous remercie de ces bien belles sources !
EDIT : il *faut* que je voie YoYo Girl Cop. Mais ça ira avec Machine Girl.
imagine le nanar que tu veut !
http://jkd-wt.over-blog.org/
Bin le voilà le film moderne Japonais de type docu astuce sur le cyclisme toujours au Japon en V.O SVP !!
Versus
Glabouni-Kollok-Kamarade Loris, koi toi y'en avoir pensé de Versus (que me fit découvrir l'IA Torquemada).
Versus the Battlefield Meatball des Tordus
Si tu as kiffé les films de Ryuhei Kitamura, ami Rémibug, alors tu devrais être sensible à ceux de son collaborateur Yûdai Yamaguchi, qui a écrit le scénario de "Versus", puis a réalisé les films "Battlefield Baseball" et "Le Bahut des Tordus" (dans une veine de franche comédie) puis co-réalisé le superbe "Meatball Machine", dans la lignée du "Tetsuo" de Tsukamoto (un article bien vu là: http://www.dvdrama.com/news-26526-meatball-machine-autopsie-du-cyberpunk.php). Tous ces films sont disponibles en DVD che WE Productions (http://www.we-prod.com/v3/index.php) et la bonne nouvelle, c'est que les versions françaises sont toutes signées Alex Jestaire et Dani Meullinz.
OooooOOOoooOOoo
Oh respect, grand sous-titreur adapteur traducteur. Que mille et une vierges nubiles te refassent la scène d'amour de la Revanche de Samson avec le miel. Que vint-cinq mille clochards alcooliques de Street Trash te permettent de repeindre tes murs à peu de frais. Qu'un million de gardiennes de prisons SS s'occuppent de ton membre viril comme dans la série des Ilsa. Que mille et mille noirs maudits étranglent tes ennemis à l'aide de leur membre viril comme dans Soul Vengeance.
Bon, à part ça, faudra que je voie Tetsuo et Meatball Machine, mais je suis un peu à la ramasse sur le ciné asiatique.
Pas vu.
Tant de choses à voir, et si peu de temps...
La flim qui est un flim sur le cyclisme japonais est d'un bizarre accompli.
Loris.