Voilà. J'avais envie de mettre un post avec un titre un peu transgressif comme ça, dans l'entrée.
Parce que je viens de me balader sur le net, et que je suis allé sur plusieurs sites dits "alternatifs", et j'ai trouvé que ça chiait pas comme il faut - genre vraiment pas assez. Je ne citerai pas de noms parce que je suis pas là pour ça - je veux juste dire que j'ai vu des choses amusantes, parfois même assez élégantes, mais que dans l'absolu il n'y avait rien de "dit", ou plutôt de "produit" en dehors des trucs habituels, des routines. Comme si la contestation n'avait plus rien à offrir de neuf - qu'elle en était elle aussi arrivé au stade du recyclage (culture "mix" des 90ies).
On voit souvent, sur ces sites "satiriques", des critiques des médias dominants - de la pub, de la politique, de la propagande en général. Et quelque part c'est vrai que ce n'est pas une mauvaise chose de déconstruire un peu les clés de la manipulation.
Mais en même temps au final, ce qui ressort de tout ça, c'est qu'on est toujours en train de les regarder, ces médias dominants.
On peut aussi se moquer de manière plus générale des dominants, dans un esprit à la Canard Enchaîné par exemple - seulement on se retrouve avec le même problème que le Canard Enchaîné, à savoir que tout cela ne fait rien bouger d'un iota. Voilà des années, des décénnies, qu'on connait en détails les moindres embrouilles hideuses ourdies dans la semi-pénombre par ceux qui tirent nos ficelles - ceux qui décident ce qu'on consomme, ce qu'on va aimer ou détester, comment on va l'aimer ou le condamner, où on va partir en vacances, pour qui on va voter, etc... On se moque, on pointe du doigt - et pourtant ça n'empêche pas une seconde ces gens d'être là, plus que jamais, encore élus, encore au centre du dispositif de fascination, au coeur des "conversations courantes". Cette semaine on va parler de Fred Mitterrand - la semaine prochaine Clearstream again - sérieux, une "affaire" qui s'appelle le "clair courant", c'est pas un peu du pain béni ? C'est pas un peu parfait et édifiant - idéal pour faire qu'on s'agite en vain sur la place publique pendant que le business continue "as usual".
Y a t'il un seul d'entre nous ici qui souhaite que les choses changent ?
Non, je ne crois pas.
Y'a t'il un seul d'entre nous ici qui serait prêt à accepter qu'on nous retire nos écrans, nos barres chocolatées et nos méga-lols?
Seul un fasciste pourrait souhaiter nous faire ça.
Ou alors un mec miséreux et un peu arriéré qui n'aurait ni écran ni chocolat, mais peut-être un porte-voix et des armes...
Qui le suivrait, ce fou furieux ? Qui, ici, le suivrait ?
La révolution est terminée, définitivement, puisque même les "révolutionnaires" ne veulent plus la faire - puisque même les terroristes kamikazes "qui n'ont plus rien à perdre" ont quand même besoin de payer un opérateur téléphonique pour s'envoyer leurs SMS de coordination avant l'attentat.
Sur les platines de la chambre de l'appart, il y a un mix avec un show "standup" de Henry Rollins, le métalleux qui joue dans "Lost Highway", un show dans lequel il raille la société consumériste, les montagnes de boitiers de CDs de merde "genre Britney Spears" (ça n'engage que lui) qui s'empilent et s'élèvent sur l'horizon, "blocking out the sun". A un moment du show il parle de Gil Scott Heron, et de sa chanson emblématique (elle date de 1970) "The revolution will not be televised" - et il ajoute "Gil Scott Eron se trompait. La révolution sera télévisée. Elle vous sera offerte par Sony, et si vous attendez suffisament, vous pourrez la télécharger gratuitement sur le net".
Le truc, c'est qu'il a probablement raison. D'ailleurs je crois qu'il a déjà eu raison à de nombreuses reprises.
Le WTC 9/11 était télévisé. Il a changé beaucoup de choses. Comme toute vraie "révolution" se doit de le faire.
Qui a dit que les révolutions devaient toujours être positives?
Nous étions tous - et je dis bien TOUS - même les petits Thaïlandais qui n'ont rien à voir avec l'affaire - devant l'écran.
DOWNLOAD COMPLETE. Burps. Merci.
Pourant je n'ai jamais mis les pieds à New-York.
Et je ne vois toujours pas pour quelle raison je devrais en avoir quelque chose à foutre - ou même dire "moi aussi je suis américain".
Les Guignols disaient: "Bonjour, nous sommes le tant et vous êtes toujours devant la télévision".
Nous sommes toujours devant des écrans. Et nous ne pouvons plus faire autrement.
Et d'ailleurs la génération suivante, la "Génération Y" (née là-dedans) ne pourra même plus faire la différence.
Nous sommes dépendants à 200% d'un nombre si impressionants de robinets gêrés par d'autres personnes (nos fournisseurs internet, nos opérateurs téléphoniques, nos kamarades de la X Box, PS4, MSN, Facebook, etc...) que je crois qu'il serait de fort mauvais goût pour un seul d'entre nous de commencer à prononcer ne serait que le début de l'ombre du mot "révolution".
D'ailleurs nous n'en voulons pas. D'ailleurs ça nous fout la trouille.
D'ailleurs nous en ferions probablement des cauchemards si nous aperçevions ne serait-ce qu e le début de l'amorce d'une "révolution". D'une vraie révolution.
A quoi nous servirait-elle ?
D'ailleurs je crois que ceci est tout aussi valable pour le seul et dernier "révolutionnaire" revendiqué que j'aie rencontré, le sieur Kémi Séba. Je crois que sans la prise électrique, Kémi Séba n'existerait plus - sa "révolution" finirait en pet de lapin.
Nous en sommes tous là. Nous sommes au top de la crème de la société parfaite.
Notre seul objectif: ne plus perdre de terrain.
Il n'est plus question d'inventer quelque chose de nouveau.
Utopie = impossible et/ou fasciste. Tout le monde a l'air d'accord.
Voilà le lien wiki vers la définition du terme "utopie": http://fr.wikipedia.org/wiki/Utopie
Comme on peut le voir ici (encore une fois grâce à nos amis fournisseurs d'internet), le terme "Utopie" est sujet à une "polysémie qui fait varier la définition du terme entre texte littéraire à vocation politique et rêve irréalisable, (ce qui) atteste de la lutte entre deux croyances, l'une entre la possibilité de réfléchir sur le rél par la représentation fictionnelle, l'autre sur la dissociation radicale du rêve et de l'acte, de l'idéal et du réel".

















Gné ?
0_o
Révolution ? Télé ?
Whahaha.
La révolution à la télé, c'est super mais loin. Loin de Paris, loin de la France, loin quoi. Dans un coin bien pépère style l'Iran où personne n'ira passer ses vacances par exemple. Un coin où les gens ont peut être des raisons pour (ou sont manipulés à) exiger du changement.
Mais une révolution ici ???
En plus sur TF1, la chaine la plus lénifiante depuis l'invention du Laudanum et du pavot en fumette??
Faudrait pas trop rêver non plus.
Alors que nous avons pu féter dignement la chute du mur et celle du communisme, qu'en reste t'il, de ce rêve réunificateur allemand ? De cet espoir ?
prenons la Russie qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans ses vieux travers d'ex-puissance mondiale sur le retour, elle qui a été dépecée par les oligarques et que Poutine a bien du mal à reprendre en main, là où la corruption est seule maître ?
Voyons la Birmanie et sa junte de militaires débiles qui affame sa population mais que personne (et surtout pas Total) ne veut dégager parceque sinon, c'est mauvais pour les affaires. Avec une dictature, c'est stabilité assurée, et donc, bonnes affaires.
Et nous, notre bonne conscience de "civilisé" occidental qui nous chatouille quelque part d'un timide "c'est pas bien" chaque fois que ces sujets sont évoqués, mais qui sommes incapables de voir l'atomisation de notre tissu social, la désagrégation de notre république, le cynisme du monde politique envers ceux qu'ils sont sensés servir, l'importance écrasante du capital et la perte de la valeur travail. Et on vient nous servir une consultation sur l'identité nationale en nous annoncant aussi qu'on pense instaurer un couvre feu pour les moins de 13 ans délinquants. Mais de qui se moque t'on ? Qu'est donc se pays et cette société qui se laisse infantiliser sans sourciller, qui rend une à une ses responsabilités particulières à la société civile.
On ressort de la penderie le vieux squelette de la sécurité dès qu'il faut rattisser des voix à une échéance électorale (genre ne traitons surtout pas le problème, ca ferait un fond de commerce en moins) en omettant bien soigneusement de rappeller que sécurité et liberté ne vont pas ensemble, comme Thomas Jefferson l'avait déjà fait remarquer au XVIII°.
Sans information, il n'y a pas de démocratie.
L'information est détenue aujourd'hui par des groupes de presse. Le but n'est plus d'informer mais de vendre et de rentabiliser. Et donc, on rentabilise. Le statut des journalistes vient de changer en douce sous pretexte de chasse au téléchargement illégal (quel rapport?) et au bénéfice des patrons de presse. Autant pour eux et pour le journalisme d'investigation.
La ligne actuelle, puisque la presse est muselée et les médias complaisants, va vers Internet, ce sale lieu de débauche et de perdition que nos bien pensants dirigeants fustigent à qui mieux mieux dès qu'un buzz les égratigne (Mitterrand, Lefebvre, Morano ... liste non exhaustive) en arguant de problèmes fort comme la pédophilie et la lutte contre le terrorisme (alors que Hadopi ouvre les vannes du chiffrement des communications à grande echelle) alors que le but n'est que museler l'opinion populaire qui commence un peu trop à la ramener.
Et même pas je n'aborde les futurs accords de protection de la propriété industrielle et intellectuelle sur internet qui est ciouverte par le secret défense depuis 2 ans et dont les modalités nous serons assénés sans aucun respect pour l'utilisateur final (filtrage massif, déconnexion, interdiction du chiffrement, écoute des flux...).
Mais je m'égare.
Et je te remets à l'heure par la même occasion : Gibson avait raison.
Les médias sont nuls et l'information, pour reprendre le néologisme des hackers, sera à libérer et à interpréter. A partir de là, quand toute forme de communication est sous l'eteignoire de sociétés ou d'états sous pretexte de sauvegarde du bien public et de sécurité, mais qu'en réalité, c'est pour la protection de biens privés au détriment de l'intérêt général, et que ce tour de passe passe est fait avec le consentement des individus, consentants car désinformés, il n'y aura plus jamais de révolution (au sens 1789) mais seulement des suites de scandales qui, tout au plus, mettront un ou deux lampistes sur le devant de la scène pour quelques jours...
Enfin, il est peut être inutile de le répeter, mais pour se révolter, il faut avoir faim. Et tout est fait pour que l'on ai pas faim (ou si peu). Risquerais tu ton confort, tout maigre soit il, pour une bonne dérouillée avec des CRS ou le risque de passer quelques années en taules ?
Tu as ta réponse.
Par l'Exemple
Voici une petite vidéo réalisée par des kamarades conspirationnistes qui aborde la question traîtée dans ce fil. Je reporte ici les notes qui accompagnent la vidéo sur Youtube:
"An examination of the two main 9/11 information paradigms - mainstream media V/S the internet.
Most of the 9/11 info in the MSM is based on the official 9/11 report.
Most of the 9/11 info online supports the 9/11 inside job theory.
This is an attempt to explain why television screams terrorism while the internet screams treason - in ten minutes.
Video by Pete Swann, DJO productions."
Les extraits de film proviennent de l'immense "Network" (Sidney Lumet - 1976) dont je vous recommande fortement le visionnage si vous le trouvez. Voici sa présentation wiki: http://en.wikipedia.org/wiki/Network_%28film%29 et un extrait significatif:
So what ?
Bah oui, c'est plein de trous l'explication du 9/11. Et alors ?
Ce sont des trous qu'il ne faut surtout pas relever, ni même évoquer. Et de là à les questionner, faut prévoir le blindage Chobham et une base de repli dans les colonies extérieures (Nuage de Magellan par exemple).
Alors que Michael Moore repartait de Cannes avec une palmes pour Farenheint 9/11, on ne peut plus en France, à l'instar de Kassovitz, emettre de doutes sur la Version Officielle sans se faire taxer de révisionnisme ou de "Faurrisson" par l'intelligentsia bien pensante et absolument pas représentative qui a ses entrées sur les plateaux télé.
Donc, le seul canal ouvert pour que circulent ces infos, c'est internet. Et c'est pour cela qu'en haut lieu, Internet, ca fait chier des ronds de chapeaux aux dircoms (directeurs de communication). Du coup, la nouvelle doctrine (après "utilisons internet pour nous faire reluire" et la création de canaux de propagande dédiés sur facebook ou twitter) est de museler l'importun (il suffit de compter les déclarations anti internet qui s'accumullent maintenant depuis un certain temps pour s'apercevoir que jeter le discrédit sur ce média est bien un agenda politique).
Je sais pas vous, mais je commence à me dire qu'une solution anonymisante est non seulement indiquée, mais va devenir aussi indispensable qu'un antivirus ou un firewall, surtout avec les lois qui sont en train de nous être mitonnées (LOPPSI, ACTA ...) pour, bien sur, notre plus grand bien.
Are you ready ?
Mediaeval Utopia
Houpopop! Kesskessékesse passage à vide là! Tu rekrises d'ado Dok?
Déjà il faut remettre les choses dans le contexte: Si tu demandais à un gars du XVIIème siècle, n'importe lequel, d'un mendiant au Roi Louis tout resplendissant, ils te diraient tous que c'est le paradis ici, et si tu allais là-bas, à Versailles, au Cabinet des Ministres, avec ton jabot et ta perruque, et ta petite mouche bien placée, et que tu essayais de leur expliquer notre monde actuel, l'éducation pour tous, l'espérance de vie (en France) à 80 ans, l'électrcité le chauffage les fruits exotiques la tolérance religieuse le film de dimanche soir le téléphone la couverture sociale ils t'enverraient bouler avec ton utopie et probablement qu'il t'enfermeraient à la Bastille avec tes idées séditieuses. Et pourtant, 300 ans plus tard, on y est.
Il ne faut pas avoir peur de faire des utopies, au final y'a des chances que ça marche...
En revanche, l'asservissement des écrans est comme une médaille.
Face, c'est classique: rien de nouveau sous le soleil, il faudrait être une présentatrice météo d'une chaîne cablée pour croire qu'autrefois les hommes vivaient en parfaite liberté, n'étaient point influencés, et faisaient ce qu'ils voulaient, i.e. discuter de concepts complexes tout le jour en mangeant des produits bio récoltés avec amour par d'autres philosophes en costumes historiques dans un système économique reposant sur la gratuité et la recherche du bien-être de son prochain. L'asservissement des écrans est un asservissement voulu, c'est le nivellement par le bas at its best, la fuite de l'homme devant la liberté existencielle, le choix d'un joug plaisant qui donne un sens, même faux, à une vie dont au final il ne sait que faire.
Pile, c'est jamais arrivé avant: c'est un peu plus vicieux que ce qu'il y avait avant, car le petit humain plein de rêve part toujours en quête de l'extraordinaire, et se berce des histoires hallucinantes que la TV/internet lui raconte; finalement plus l'homme pourrait être libre, plus il recule dans sa vie réelle pour se plonger dans un transfer de sa volonté sur des héros TV ou sur un héro qu'il se fabrique lui-même: lui. Entre regarder plus belle la vie et lire Télérama, il n'y a qu'une différence de prétention, le drive est le même: mon émotion c'est les aventures de tel ou tel personnage, ou mon émotion c'est la constructions de mon point de vue de similidéité politisante ayant réponse à tout grâce à ce support orienté, et bientôt mon personnage de critique politique pourra même rentrer dans le jeu virtuel, grâce à internet et aux commentaires que je peux faire.Dans tous les cas, Telenovela ou révolution.com, l'humain cesse de vivre sa vie pour se placer dans une sphère virtuelle. C'est la matrice. C'est comme ça que les rapports humains se font de plus en plus superficiels, c'est comme ça que le travail devient de moins en moins intéressant; la vraie élite est celle qui a encore les moyens de vivre une vie captivante pour de vrai, et la masse sans cesse grandissante doit se contenter de miette médiatique à laquelle elle se came.
Le piège est fermé, les humains myrmycéens s'autoconditionnent à leur propre soumission aux écrans, car ils ont été psychologiquement pensés pour. Devinez par qui... hihihi
La propagande a toujours existé, elle est juste mondiale et plus efficace; Et Kemi Schmoot aurait eu toutes ses chances à n'importe quel moment de l'histoire de faire triompher un parti revanchard et autoritaire; l'Histoire l'a maintes fois démontré.
La véritable utopie serait de faire des humains qui auraient massivement le goût de se dépasser. Mais rien que de l'écrire, j'en pleut de rire...
Allez, je vous bise, et ne vous faîtes pas mal avec TF1, hein?!
Les Ecrans sucent votre vie...
A glimmer of hope
Kamarade-dieu, j'ai eu des moments difficiles ces derniers jours. J'étais sur le plateau d'enregistrement du film de loup-garous, pour constater par moi-même les raisons qui me valent de me faire savonner depuis des mois par les gens de mon taf - à savoir que je mets trop de mots dans mes dialogues, et que pour certains comédiens, surtout les vieux, c'est trop difficile à dire. J'ai passé deux jours à n'entendre que ça, et à devoir faire mon mea-culpa, puisqu'ils ont manifestement raison - j'y étais, je l'ai vu.
Je suis rentré chez moi par le RER, avec de sombres pensées défaitistes, tout en lisant la prose gothique et raciste de l'intégrale Lovecraft - ce qui n'améliore pas vraiment les états glauques. Un taf que je fais depuis plus dix ans, mon gagne-pain - et voilà qu'aujourd'hui il semble que je ne sois même pas capable de le faire correctement ! Alors franchement, à quoi bon rêver - rêver d'être écrivain par exemple, voire écrivain qui a du succès, alors qu'on est même pas capable d'écrire des dialogues corrects pour une série Z de loups-garous ?
Et puis je suis arrivé chez moi, j'ai lancé le mac, je suis venu ici sur Télétourville... J'ai lu tes mots... Et c'est comme si un grand poids avait été retiré des mes épaules... A mon sens, tu as bel et bien prononcé la formule magique, la synthèse que j'avais besoin d'entendre:
"Souhaiter un monde où l'on aurait le goût de se dépasser".
Alors bon, je ne sais pas si le Monde (ou en tout cas les gens qui l'habitent) aura un jour envie de se dépasser, mais là, toi, mon dieu, tu m'en as donné envie - tu m'as redonné la pêche. Je me suis dit qu'en effet, ce n'est pas parce que quelque chose semble difficile ou quasi impossible qu'il ne faut pas essayer de le faire - bien au contraire. Le sel de la vie ! J'ai donc l'intention de produire l'équivalent d'un Harry Potter dans moins de 3 ans... Et concernant mon taf du moment, et bien j'ai réalisé que le fait d'être resté (je n'étais pas obligé) pendant deux jours entiers en plateau d'enregistrement, devant mes erreurs, même si c'était quelque chose de pénible sur le coup, et bien ça va me permettre de comprendre, d'apprendre, et demain de faire mieux.
Je crois qu'il n'y a rien d'autre en fait.
On ne peut pas demander aux gens de sauver le monde.
On peut juste souhaiter qu'ils essaient de "faire mieux".
Sinon je suis repassé dans le 18è ce soir pour croiser quelqu'un, et j'ai pensé à ce que tu disais sur son côté "safe". Histoire de faire dans le mauvais esprit, je dirais qu'il ne me semble pas que la "sécurité" soit forcément l'indicateur le plus pertinent de la qualité d'une civilisation, même si elle y contribue. N'oublions pas aussi que le sentiment de sécurité, aussi aimable qu'il soit, peut aussi provoquer l'indolence, et aller contre l'envie de se dépasser, justement. C'est un peu ça le problème de vivre dans un monde parfait où il n'y a plus trop de "vrais" problèmes, mais en revanche beaucoup de divertissements. Les écrans sucent notre vie parce qu'ils nous en donnent une autre, par procuration, faite de risques virtuels, de challenges virtuels, d'amours virtuelles - mais dans le corps, dans la vitalité elle-même, il ne se passe rien - c'est le royaume des plateaux repas et de l'érosion des sens...
Mais je pinaille... Et je préfère plutôt dire : oui aux confitures des fruits de la connaissance. On fait un picnic quand tu veux.
Les Ecrans sucent votre vié
Pas de Grandes Pensées ici, juste des contre-exemples :
Le 11 septembre je n'avais pas la télé, juste la radio.
Après avoir entendu la description du Cataclysme Apocalyptique, j'ai été déçu quand j'ai finalement vu les images à la télé quelques jours plus tard (chez des amis).
Quand j'ai compris que ça passait en boucle depuis plusieurs jours, avec des commentaires de vieux analystes et des experts à ne plus savoir quoi en faire, j'ai commencé à trouver ça suspect.
C'est marant : moins on regarde la télé, plus on voit les grosses ficelles de la propagande.
Bien sur, le fait que j'ai un oeil critique sur la télé ne prouve rien, à part : les gens de sont pas tous dupés par la propagande.
Mais c'est vrai que dans l'ensemble, le prolétaire de base, ou le membre de la 'classe moyenne' est bien content de pouvoir se vider la tête grâce à la télé.
Ca lui permet d'être content, et de continuer à bosser sans se révolter.
Fitter. Happier. More productive.
Je fais la même chose, d'ailleurs :
Je ne regarde plus d'émissions ni de publicités. A la place je télécharge des séries, et je m'enfile des saisons entières, comme un bon légume middle-class.
La révolution ne sera pas télévisée.
La télvision sert précisément à empêcher la révolution.
(quoique je ne vois rien à redire sur l'exemple du 11 septembre comme révolution télévisée négative)
J'ai toujours de l'expoir en ce qui concerne Internet.
Même si on peut s'y légumifier en rejoignant les hordes de kikoulol sur Facebook, il s'y passe des choses vraiment révolutionnaires :
- On peut choisir sa propre propagande :
Fox News ? Daily Kos ? Drudge Report ? Huffington Post ? Asahi Shimbun ?
Et on peut discuter avec des gens partageant nos opinions.
Résultat : les techniques de propagande à l'ancienne ne fonctionnent plus.
Exemple :
Pas mal de gens expliquent que les Républicains n'ont rien pu faire contre Obama, parce qu'à chaque fois qu'ils éssayaient de le salir, un démenti apparaissait sur le Web.
Merde, j'ai perdu le fil.
Je parle trop.
Chupado por la pantalla!
Je pense que ce n'est pas précisément le fait de ne pas avoir de TV qui protège, c'est le fait de se frotter régulièrement au monde.
Expérimentons:
Prenons 2 rats mortels, debase, genre 55 ans préretraite féminin. Plaçons-en un à Marx Dormoy, à Paris, quartier coloré et populaire où se passent moult trafics.
Plaçons l'autre à Ambazac, dans le Limousin.
Nos deux mortelles agadent la télévision tous les jours (préretraite oblige), notamment les JT anciennement hertziens, avec leurs cortèges de catastrophe, violence, méfiance et interviews pathétiques de rats décérébrés sur des marchés dominicaux.
A votre avis, quelle ratte est la plus manipulée? La limousine, bien sûr; car l'autre a la réalité en bas de chez elle, et elle sait que les musulmans ne sont pas tous d'odieux terroristes assoiffés de sang, que les enfants rentrent seuls de l'école sans souci au fin fond du XVIIIème et que finalement tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Maintenant, refaisons l'expérience avec deux nouvelles rattes, en ayant pris soin de cardiectomiser vivantes les précédentes; Et enlevons la TV à la Limousine.
A votre avis, du peu d'information qu'elle a, comment, imagine-t-elle par exemple : un voyage à Paris? Un voyage à Villiers-sous-Bois? Un voyage à Caracas? Un Voyage à Téhéran?
Et l'autre ratte? Exact, elle est plus dégourdie, même si la ratte limousine était aussi un peu plus dégourdie que la précédente dopée à la TV, mais cela reste marginal. En effet, la TV sort rapidement de ça boite pour squatter les conversation sur le marché d'Ambazac, et une classe moyenne abruptie se forge tout un tas d'idées sur le monde à partir de ces quelques images prédigérées.
On garde les rattes pour le sacrifice de ce soir, et on range le matériel. Nan, le limousin c'est dans la caisse où y'a écrit "Pandémonium"...
Je rappelle également à l'aimable assemblée que tous les supports médias sont orientés sauf les dépêches, et encore, donc sans aller jusqu'à Fox News, le Figaro (les socialistes sont responsables de tous les maux), Libération (Tous des salauds de racistes sauf ceux qui lisent Libération), Le Monde (Encore que c'est un des plus acceptables, malgré son petit biais à gauche), etc. forgent les information dans le sens qui les arrangent.
Alors faisez comme moi, une compote par jour du fruit de la connaissance, c'est souverain contre la désinformation!
Rats!
Pas mal, l'exemple des rats.
Il est vrai que les médias ont toujours été biaisés.
Mais les gens s'en rendaient peut-être moins compte avant.
Ou alors c'est moi qui étais naif.
J'ai cette image de l'Homme Moderne, il y a 50 ans, lisant son journal, qui lui fournit Les Informations. La Vérité, en fait.
Mais plus j'y pense plus je me rends compte que cet Homme Moderne en costard il lisait le Figaro, qui était déja de droite.
Et son ennemi juré, l'Activiste de Gauche il devait lire Le Monde, à l'époque Pré-Sarkoziste.
Pravda!
La vérité, dans la presse? Mwahahahahahaha...
Nan, jamais possible. S'il faut juste donner l'information, il n'y aurait pas de différences entre les médias, ils diraient tous la même chose. Du coup, structurellement, ils doivent choisir un camps et s'y tenir, c'est le marketing qui dicte la propagande...
Si ça se trouve, les journaleux du Figaro sont à gauche et ceux de Libé à droite, cela n'a pas d'importance. Il faut satisfaire le client, c'est tout! Et c'est tellement plus simple de prêcher des convaincus...
Autrefois cependant, les journaleux vérifiaient tout de même leurs sources... Maintenant, ils bouffent l'AFP comme des glands et basent leurs dossiers et leurs analysent sur Wikipédia, principalement parce qu'avec la concurrence live d'Internet il faut avoir fait l'article avant que l'événement concerné ne soit terminé....
On ne se rend pas compte à quel point cette course folle dans laquelle l'humanité c'est lancée nuit à sa santé...
C'était tellement plus serein quand il n'y avait qu'un téléphone et une remington sur chaque bureau, et que tout le monde prenait 2 heures pour rentrer déjeuner dans leur famille... Enfin, z'êtes contents, vous vivez sur la brêche maintenant!
vieux proverbe
Il n'y jamais d'isvestias dans la pravda. Et il n'y a jamais de pravda dans les isvestias.
Pravda : vérité
Isvestia : nouvelle
Loris