La République française est en pleine ébullition. La taxation du temps de travail variant selon les systèmes de castes patronales provoque la discorde. Pour régler la question, le cupide Mouvement des entreprises de France et son redoutable lobby imposent un gel salarial à durée indéterminée sur les entreprises du tertiaire. Face à ce dangereux engrenage, alors que l'Assemblée Nationale s'enlise dans des débats sans fin, le Premier Ministre charge en secret 2 jeunes demandeurs d'emplois, gardiens de la paix et de la justice sociale, de résoudre le conflit...

















Une proposition...
Désolé Ami Koresh 2, mais je suis en ce moment en "retraite d'écriture". J'ai très envie d'explorer avec toi ce casse-tête que tu nous proposes, à la façon d'un "cadavre exquis" dont l'objectif n'est rien de moins que de rétablir la justice salariale dans ce pays ! Qui dans l'appart se sent assez téméraire pour jouer cette partition, ou du moins pour la prolonger ?
Pour ma part là tout de suite je me défile, avec le voeu pieu de repasser un peu plus tard avec une idée... En attendant je recopie ici un extrait d'une nouvelle parue dans le receuil "Post-Capitalisme (imaginer l'après)" coordoné par Caroline Autain de la revue Regards (au Diable Vauvert).
Le receuil est avant tout consitué d'entretiens et d'essais sur le thème du "dépassement du capitalisme", mais il comprend aussi une nouvelle de fiction, par Arnaud Viviant, titrée "C'était comme si un vol de paire de claques noircissait le ciel et fondait sur nous".
"Vous me demandez quand le postcapitalisme a vraiment commencé en France, Monsieur ? Eh bien, selon moi c'est quand le troisième suicide a eu lieu, au Technocentre de Renault, à Guyancourt, dans les Yvelines...
Ce qui a vraiment précipité les choses, c'est qu'un jour ma femme a reçu un papier bleu. Elle était soupçonnée de télécharger illégalement sur Internet, des films, de la musique et je ne sais quoi. Autant de choses, il va de soi, qu'elle ne faisait pas ; ma femme ne faisait que son blog sur Internet, et des fois elle téléchargeait des recettes de cuisine, mais c'était gratuit, évidemment. Alors elle a pensé que c'était une erreur, et elle n'a pas répondu. Ensuite, ils ont certifié nous avoir envoyé une seconde lettre recommandée mais nous ne l'avons jamais reçue. Il faut dire, à leur décharge, que la poste qui était en phase de privatisation ne marchait pas très bien à cette époque. Toujours est-il, Monsieur, qu'un jour, comme ça, sans qu'on nous avertisse de quoi que ce soit, on nous a coupé notre ligne Internet ; on faisait partie des tous premiers à qui cela arrivait, et ça a fait grand bruit. La suite vous la connaissez, Monsieur. L'arrestation de ma femme devant les caméras de télévision, massées là, juste devant notre maison, détruisant nos fleurs, passant même à travers la haie, un vrai troupeau d'éléphants. L'image de ma femme en tablier (ils ne lui ont même pas laissé le temps de l'enlever, elle qui est si coquette), menotte aux poignets, l'annonce de son maintien en détention par le Parquet de Paris le jour même où des journalistes découvrent que c'était en fait le petit Kévin qui téléchargeait et pas ma femme, puis la révolte soudaine des internautes, comme un feu de forêt. Et puis leurs premières manifestations chaque jour, au Palais Royal devant le Conseil d'Etat, des manifestations qui grossissaient, grossissaient, jusqu'à l'explosion du 3 mars, peut-être parce qu'il faisait si beau, une journée de printemps en avance sur son temps, et l'immense sit-in place de la Concorde, des centaines de milliers de personnes rameutés par les réseaux sociaux affluant heure par heure jusqu'au petit matin, envahissant les Tuileries, dansant de la rue Royale à la place de la Madeleine, et même derrière, pluis loin, cet évènement incroyable que les chaînes d'info du monde entier ont commencé à suivre en continu, un rassemblement que dès le 4 mars, et bientôt imitée par tout le monde, CNN a appelé The French Revolution. Voilà, Monsieur, très exactement, comment le postacpitalisme a commencé."
ARNAUD VIVIANT
"C'était comme si un vol de paire de claques..."
In "Post-Capitalisme" (au Diable vauvert)
Clémentine Autain au Diable Vauvert?
C'est quoi cette histoire? C'est une confusion Clémentine et Caroline? Moi qui suis omniscient je ne comprends plus. Ca va créer une faille dimensionnelle et vous serez bien avancés!
J'aime beaucoup le texte d'Arnaud Viviant. Ca fait Barjavel, et j'aime aussi beaucoup Barjavel.
Pour la propal de Dave K. Je suis pour l'écriture à la suite, mais il faut que j'apprivoise la trame. En tant que Demandeur D'Emploi Officiel moi-même j'ai besoin de voir comment je pourrais secrètement résoudre le conflit....
La tâche est bien ardue...
S'inspirer de The Phantom Menace n'est pas forcément un bon plan
Je vous conseille de regarder les 7 parties de ce truc.
C'est épique.
Génial ce truc !
J'ai tout regardé de A à Z, les 7 parties, et même si je n'y croyais pas trop au début, au fur et à mesure que j'éclatais de rire, ce type a totalement remporté mon adhésion, non seulement pour les filles baillonnées attachées dans sa cave, mais aussi pour la parfaite pertinence de ses arguments. En voyant "La Menace Fantôme", j'avais eu, comme beaucoup, cette sensation de vide abyssal - des acteurs qui s'ennuient en donnant la réplique à des écrans bleus, un scénario dont on se fout royalement, un manque de substance absolu...
Maintenant, je serais curieux de voir ce que ce mec aurait à dire sur un film que j'ai vu récemment, et dont je suis ressorti plus que perplexe - comment est-il possible de se faire autant chier au cinéma ?Je veux dire, on parle de "cinéma" ou de montagnes russes ?
En même temps, j'étais au cinéma, donc je l'ai regardé jusqu'au bout. Il y en a un autre que j'ai vu en DVD, et j'ai tout arrêté au bout de 5 minures parce que c'était insupportable, cette 3D ignoble, moche au possible - cette sensation d'artifice permanent - et une absence totale d'humanité visuelle.
Je veux dire merde... si t'aimes un tant soit peu les films de John Cassavettes - si t'es comme moi un fanatique de Bob Fosse - bref si t'aime que les gens dans les films aient un peu de substance... Bref, si t'aimes le monde réel... Comment tu peux supporter des films pareil ?
Ah... Monde de merde.
Tout ça ne fait pas beaucoup avancer le défi de notre kamarade Koresh...
Alors, comment va-t-on sauver la justice salariale ?